mardi 5 novembre 2013
Sénégal: Le centre d'incubation «Oluremi Tinubu » pour les femmes transformatrices inauguré à Gorom 1
Le centre d'incubation et de formation des femmes en techniques de transformation des produits agricoles de Gorom 1 (département de Rufisque, région de Dakar) a été inauguré le mardi 30 juillet 2013. Venue co-présider la cérémonie, la marraine du centre, le Sénateur Mme Oluremi Tinubu de Lagos (Nigeria), plaide pour l'émergence d'un nouveau type de femme africaine entrepreneur pouvant mieux contribuer au développement du continent.
Près de 600 femmes issues des villages de Gorom 1, dans le département de Rufisque (région de Dakar), ont été formées entre 2010 et 2013 en transformation de produits agricoles par le centre d'incubation installé dans la localité. D'un coût de plus de 65 millions de francs Cfa, cette infrastructure s'étale sur 2775 mètres carrés dans la zone des Niayes, qualifiée de « future Californie du Sénégal » grâce à son potentiel en fruits et légumes.
Gorom 1 polarise 21 villages qui s'activent principalement dans l'agriculture, l'élevage et le maraîchage. D'où l'avantage d'avoir un tel centre qui dispose de trois lignes de transformation : fruits et légumes, patte d'arachide et produits céréaliers.
La directrice du centre, Mme Diago Marième Fall témoigne : « cette infrastructure est d'une grande utilité pour les femmes de la localité. Depuis son ouverture, les bénéficiaires parviennent non seulement à écouler leur production mais elles ont augmenté leurs revenus en s'adonnant à la transformation des produits agricoles ». Les femmes sont rémunérées à hauteur de 2500 F Cfa par jour quand elles travaillent pour le compte du centre. « Parfois nous avons même des problèmes pour les mobiliser parce qu'elles sont sollicitées par des commandes destinées à des cérémonies familiales ».
Une bouée de sauvetage pour les agricultrices et autres femmes de cette zone, à l'image de plusieurs localités rurales du Sénégal, qui sont frappées par la pauvreté et l'exode rural. Pour la directrice du centre, le partenariat qui existe entre ces femmes et certaines organisations ou structures spécialisées dans l'exportation des produits transformés vers les marchés américains et européens est le plus important. Cela, à son avis, augmente les revenus de ces femmes, appuie la volonté de les autonomiser et contribue grandement à la lutte contre la pauvreté.
Le centre a été réalisé sur fonds propre par l'Association des femmes de l'Afrique de l'Ouest (Afao-Wawa) avec l'appui de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Mme Khady Fall Tall, présidente régionale d'Afao-Wawa, souligne que l'objectif d'un tel centre est « d'affranchir les femmes en les rendant plus autonomes ».
Plaidoyer pour un nouveau type de femme africaine
Venue co-présider l'événement, la marraine du centre, le Sénateur Oluremi Tinubu, à la tête d'une délégation de cinquante parlementaires, a tenté d'inculquer sa vision sur ce que doit être la place de la femme africaine dans le développement. Militante de la cause féminine et celle de l'enfant, Mme Tinubu invite à la promotion d'un nouveau type de femme en Afrique. Une idée qui repose sur la volonté de renforcement de l'autonomisation de la femme. Cette démarche suggérée par Oluremi Tinubu qui est, par ailleurs l'épouse de Bola Ahmed Tinubu, ancien gouverneur de l'Etat de Lagos, accorde beaucoup d'importance à la formation et au renforcement des capacités des femmes faisant d'elles de véritables entrepreneurs.
C'est ainsi que le Sénateur de Lagos prie pour que ce modèle de centre d'incubation soit démultiplié à l'échelle continentale. Avec sa vision de développement d'un « nouveau type de femme africaine », cette figure montante dans la vie politique nigériane en perspective des échéances de 2015, appelle les décideurs politiques à mettre l'accent sur l'agriculture qui polarise le plus de femmes actives.
Le paradoxe des femmes dans l'agriculture
Le débat sur la nécessaire autonomisation de la femme africaine s'est poursuivi lors du sixième colloque international que l'Afao a organisé, le mercredi 31 juillet 2013 à Dakar, pour célébrer la journée internationale de la femme africaine. « L'agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle : l'apport des femmes en Afrique de l'Ouest ». C'est le thème ayant permis de montrer que la femme africaine est la figure de proue de l'agriculture. Un état fait confirmé par les orateurs qui se sont succédés sur l'estrade de ces assises de l'Afao.
Cette rencontre à laquelle a pris part le vice-ministre de l'agriculture de Sierra-Léone, Mme Marie Jalloh a permis de constater les paradoxes notés dans le vécu des femmes africaines malgré leur apport pour la sécurité alimentaire. Il est démontré que l'insécurité alimentaire qui touche plus de 10% de la population ouest-africaine et la pauvreté meublent leur quotidien.
Le Commissaire du développement humain et genre à la Cedeao, Mme Adrienne Diop juge surprenante la situation des femmes rurales malgré leur action considérable pour la sécurité alimentaire, la nutrition et la lutte contre la pauvreté. Elles représentent plus de la moitié de la main d'œuvre agricole avec 70% des agriculteurs qui sont des femmes. En Afrique de l'Ouest, les femmes constituent le lien principal entre la production, la consommation et la gestion de l'alimentation des familles.
Malgré ce rôle crucial, les agricultrices sont exclues des innovations technologiques et des retombés de la recherche en matière agricole. Ce qui limite leur productivité. La directrice régionale d'Onu femmes, Mme Joséphine Odera cite un rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea) qui révèle que les femmes ne bénéficient que de 1% des crédits destinés à l'agriculture en Afrique.
Le Directeur exécutif de Coraf-Wecard, Dr Harold Roy-Macauley, exhibant le rapport Pnud sur le développement de 2011, relève que « les femmes produisent plus de 80% des aliments de base destinés à la consommation des ménages ».
Sur cette même lancée, la présidente régionale de l'Afao-Wawa, Mme Khady Fall Tall avance : « une étude de la banque mondiale note que si les femmes avaient le même traitement que les hommes concernant les facteurs de production, la production agricole aurait augmenté d'au moins 30% ». Avant d'ajouter : « forte d'un poids démographique estimé entre 52 et 53% de la population communautaire Ouest africaine, les femmes représentent 80% des acteurs de la transformation des produits agricoles».
Les obstacles et défis à relever
Ce tableau peu reluisant sur la situation de la femme dans l'agriculture est la résultante d'une privation ou limitation dont elle souffre en milieu rural. Les agricultrices sont principalement confrontées à, entre autres, la question de propriété foncière et d'accès à la terre mais aussi de disponibilité de l'eau.
Ainsi, du forum de l'Afao-Wawa, est menée une réflexion consistant à identifier de nouvelles stratégies tenant compte des leçons apprises et des expériences existantes en termes de politiques nutritionnelles.
La présidente régionale de cette organisation, Mme Khady Fall Tall invite à s'inspirer des expériences réussites au Brésil. « Il suffit de voir comment les transposer dans nos pays pour réussir leur mise en œuvre».
Dans cette même dynamique, le ministre sénégalais de l'agriculture et l'équipement rurale, M. Abdoulaye Baldé d'appeler à une accélération de la cadence des initiatives agricoles régionales. A son avis, il s'agit de faire des propositions concrètes pour un meilleur accès des femmes à la terre et au crédit mais aussi donner des indications claires pour le renforcement des unités de transformation. M. Baldé plaide pour la mise en synergie des femmes transformatrices afin de les permettre de mieux répondre à la demande exprimée par le marché national et international.
Pour ainsi replacer la femme dans le dispositif agricole en Afrique, décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, experts, acteurs du développement rural, société civile, chercheurs…ont convenu de la nécessité de prendre en compte la dimension genre dans les politiques agricoles.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201308020821.html?viewall=1)
mardi 26 mars 2013
FIN DE LA COMMERCIALISATION AU 23/03/2013
32 248, 308 tonnes collectées sur 1143 marchés, rendements agronomiques de 957 kg/ha
Dispositif et Performance de collecte :
La semaine n°13 de l’année 2013 (du 18 au 23 mars 2013) marque, comme annoncé dans la dernière livraison des « échos de la commercialisation », la fin de la campagne de commercialisation du coton graine dans toute la zone cotonnière. Le dispositif de collecte est arrivé à l’étiage durant la semaine n°13 avec treize équipes : dix à Vélingara, trois à Dianké Makhan.
Déroulement de la commercialisation et suivi des indicateurs
Après dix-sept semaines de commercialisation, la production totale collectée est de 32 248, 308 tonnes, soit 99,21 % de la production estimée après les comptages d’estimation de récoltes à 32 500 tonnes. Il a été évacué vers les usines 32 243,114 T, soit les 99.9%.
Le tonnage moyen global par attelage en fin de collecte est de 17,340 T. Par usine il est 14,636 T à Kahone, 16,876 T à Tamba, 18,924 T à Vélingara, 15,933 T à Kolda et 16,393T à Kédougou.
Productivité agronomique : le Cap des 32 000 tonnes dépassé ! Des estimations d’une exactitude remarquable.
L’ensemble des marchés ont été collecté soit 1 143 marchés sillonnés en dix sept semaines de collecte. Ces marchés touchés affichent un rendement de 957 kg/ha sur une prévision de 965 kg/ha, soit une estimation de rendements estimée au terme des comptages à -0.7% de la réalité. Il convient de féliciter les équipes du département de la production cotonnière pour la maîtrise des surfaces et la qualité des comptages d’estimation de la production (il est généralement admis des estimations à ±3%).
- Région de Kahone : -22,7% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Tamba : +5,4% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Vélingara : +0,9% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Kolda : -5,3% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Kédougou : + 0.3% des prévisions à la fin de la collecte
Un égrenage Optimum pour une atteinte des valeurs cibles
Au 23 Mars 2013, le poids total entré en usines est de 32 243,114 tonnes, représentant 99.21% des prévisions de collecte. Le ratio égrené sur évacué est à 99.14% contre 99.077% la précédente semaine. Selon les usines les taux d’égrenage sont les suivants:
Usine Kahone
La situation au 23 mars se décrit comme suit
La fin des opérations de paiement des cotonculteurs
Le financement reçu jusqu’à cette date est de cinq milliard cinquante deux millions cent trente huit mille trois cent cinquante huit francs CFA (5 052 138 358 FCFA). A ce jour le tonnage payé est de 30 928, 764 tonnes soit 95.9% du tonnage collecté, contre 93.5 % la semaine précédente. Pour 2 331 GPC déjà payés, 1 835 GPC l’ont été dans des délais acceptables, soit 79%.
La paye se poursuit, pour les derniers tonnages collectés.
Les fonds injectés dans les villages cotonculteurs déjà payés sont de 4 966 118 850 FCFA.
source: http://sodefitex.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=193:fin-de-la-commercialisation-au-23-03-2013&catid=15:actualites&Itemid=169&lang=fr
La semaine n°13 de l’année 2013 (du 18 au 23 mars 2013) marque, comme annoncé dans la dernière livraison des « échos de la commercialisation », la fin de la campagne de commercialisation du coton graine dans toute la zone cotonnière. Le dispositif de collecte est arrivé à l’étiage durant la semaine n°13 avec treize équipes : dix à Vélingara, trois à Dianké Makhan.
L’évaluation de cette dernière semaine de commercialisation montre
une nette amélioration de la performance dans les évacuations du coton
graine collecté vers les usines. Pour cette semaine le taux global de
réalisation est de 75,26 % contre 61.82 % la semaine précédente. Ceci s’explique par une forte mobilisation des équipes pour boucler la collecte durant cette semaine.
Le niveau de performance des évacuations des différentes usines est illustré par le graphique ci- contre :
Le niveau de performance des évacuations des différentes usines est illustré par le graphique ci- contre :
Déroulement de la commercialisation et suivi des indicateurs
Après dix-sept semaines de commercialisation, la production totale collectée est de 32 248, 308 tonnes, soit 99,21 % de la production estimée après les comptages d’estimation de récoltes à 32 500 tonnes. Il a été évacué vers les usines 32 243,114 T, soit les 99.9%.
Le tonnage moyen global par attelage en fin de collecte est de 17,340 T. Par usine il est 14,636 T à Kahone, 16,876 T à Tamba, 18,924 T à Vélingara, 15,933 T à Kolda et 16,393T à Kédougou.
Productivité agronomique : le Cap des 32 000 tonnes dépassé ! Des estimations d’une exactitude remarquable.
L’ensemble des marchés ont été collecté soit 1 143 marchés sillonnés en dix sept semaines de collecte. Ces marchés touchés affichent un rendement de 957 kg/ha sur une prévision de 965 kg/ha, soit une estimation de rendements estimée au terme des comptages à -0.7% de la réalité. Il convient de féliciter les équipes du département de la production cotonnière pour la maîtrise des surfaces et la qualité des comptages d’estimation de la production (il est généralement admis des estimations à ±3%).
- Région de Kahone : -22,7% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Tamba : +5,4% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Vélingara : +0,9% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Kolda : -5,3% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Kédougou : + 0.3% des prévisions à la fin de la collecte
Un égrenage Optimum pour une atteinte des valeurs cibles
Au 23 Mars 2013, le poids total entré en usines est de 32 243,114 tonnes, représentant 99.21% des prévisions de collecte. Le ratio égrené sur évacué est à 99.14% contre 99.077% la précédente semaine. Selon les usines les taux d’égrenage sont les suivants:
- Usine Kahone 100% des évacuations est égrené : Fin de collecte et égrenage de cette usine le 25 Février;
- Usine « Joseph Dione » de Tambacounda 100% des évacuations est égrené : Fin de collecte et égrenage de cette usine le 25 Mars;
- Usine de Vélingara 97.94 contre 99.9% la semaine précédente, seul un seul de 275609 tonnes est noté et l’égrenage sera bouclé ce 25 Mars;
- Usine « Mamadou Lamine Diallo » de Kédougou 100% des évacuations est égrené : Fin de collecte et égrenage de cette usine le 06 mars;
- Usine « Hima Baldé » de Kolda 99.9% Fin de collecte et égrenage de cette usine le 09 mars.
- Rendement Fibre Net de 42,29%;
- Rendement graine de 54,39%
- Perte après égrenage de 1,32 %à la fin de la campagne d’égrenage.
Usine Kahone
- Le rendement fibre est de 42,77 en fin d’égrenage ;
- Le rendement graine est à 53,26 en fin d’égrenage;
- Le taux de perte est de 0,73 % en fin d’égrenage
- Rendement fibre est de 42,25% en fin d’égrenage,
- un rendement graine est de 54,73 % en fin d’égrenage;
- Le taux de perte est 0,78% en fin d’égrenage
- Rendement fibre 41,96 en fin d’égrenage;
- Un rendement graine est 54,43% en fin d’égrenage ;
- Un taux de perte de 2,08% en fin d’égrenage
- Rendement fibre est à 43,35% en fin d’égrenage ;
- Rendement graine est de 54,80 % en fin d’égrenage ;
- Un taux de perte est à 0,40% en fin d’égrenage
- Rendement fibre 42,58% en fin d’égrenage ;
- Rendement graine est de 53,93% en fin d’égrenage ;
- Un taux de perte de 0,96% en fin d’égrenage
La situation au 23 mars se décrit comme suit
- Entrées de graines vêtues 1 226, 640 tonnes contre 1 202, 270 tonnes ;
- Production de semences délintées est de 822,700 tonnes depuis l’arrêt du délintage cette semaine par rupture d’intrants;
- 598,540 tonnes de semences ont été certifiées soit 72.75% depuis l’arrêt du délintage
La fin des opérations de paiement des cotonculteurs
Le financement reçu jusqu’à cette date est de cinq milliard cinquante deux millions cent trente huit mille trois cent cinquante huit francs CFA (5 052 138 358 FCFA). A ce jour le tonnage payé est de 30 928, 764 tonnes soit 95.9% du tonnage collecté, contre 93.5 % la semaine précédente. Pour 2 331 GPC déjà payés, 1 835 GPC l’ont été dans des délais acceptables, soit 79%.
La paye se poursuit, pour les derniers tonnages collectés.
Les fonds injectés dans les villages cotonculteurs déjà payés sont de 4 966 118 850 FCFA.
source: http://sodefitex.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=193:fin-de-la-commercialisation-au-23-03-2013&catid=15:actualites&Itemid=169&lang=fr
lundi 25 mars 2013
Le Web social
J'ai
commencé à travailler dans le domaine d'Internet dans le milieu des
années 1990. Il ne s'agissait alors que d'un ensemble de pages Web
créées à partir de rien et destinées à développer la consommation en
ligne. Avec l'avènement du "Web 2.0", Internet s'est ensuite transformé
et a commencé à inclure toutes sortes de supports, autrefois réservés au
monde réel. Il s'agissait de vidéos, de photos, de concerts en direct,
d'actualités, et bien plus encore. Au cours de ces cinq dernières
années, marquées par l'ascension de Facebook, Twitter et LinkedIn, nous
avons assisté à la naissance d'une nouvelle phase de l'évolution
d'Internet : le Web social.
L'avènement
du Web social nous donne l'occasion de faire encore mieux. Et ce n'est
pas valable seulement pour Google. Les réseaux sociaux sont riches
d'informations sur leurs utilisateurs, leurs contacts et leurs
préférences (ce que nous appelons le "graphe social"). Leur essor actuel
a le potentiel d'améliorer l'ensemble du Web.
Internet
est un bienfait, mais un certain nombre de problèmes auxquels nous
n'avions pas pensé sont apparus. Premier problème : l'engorgement dû à
la quantité d'informations. Les réseaux sociaux sont gérables quand vous
n'avez que quelques dizaines d'amis. Mais quand ce nombre passe à
quelques centaines, votre flux de mises à jour devient très vite
encombré et chargé.
Deuxième
problème : le partage des informations. Il existe des dizaines de
façons de partager divers types de contenu en ligne, à tel point que
l'on finit par s'y perdre. On ne partage pas les mêmes choses avec ses
collègues et avec ses proches. De même, une réunion de technophiles n'a
rien à voir avec la visite d'une mosquée. Les nuances propres aux
relations humaines sont difficiles à reproduire en ligne. Lorsque mes
contacts discutent avec moi sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux
qui ne pensent pas à mon titre ou à l'entreprise pour laquelle je
travaille. La confidentialité est essentielle. Lorsque les internautes
dévoilent toute leur vie en ligne, ils doivent être pleinement
conscients des personnes qui ont accès à ces informations, et il est
important qu'ils en gardent le contrôle total.
Les
personnes qui travaillent dans mon domaine se posent souvent la même
question : "Qu'est-ce qu'Internet peut apporter de plus aux internautes
?". Ce qui est certain, c'est qu'il devrait permettre d'améliorer notre
quotidien à pas de géant, en nous aidant à nous concentrer sur ce qui
est important et à encourager le développement de relations humaines
moins superficielles. Eric Schmidt se plaît à dire qu'avec Internet, il
est impossible de s'ennuyer, car vous pouvez toujours rejoindre vos amis
en ligne, nouer de nouvelles relations ou consulter les informations
qui vous intéressent, quand vous le souhaitez. Le Web social nous donne
une opportunité unique d'améliorer le quotidien de chacun. Il nous
permet également d'accomplir des choses autrefois considérées comme
impossibles.
Lancé
en juin 2011, le projet Google+ est le début de l'initiative que nous
avons mise en place afin de placer l'être humain au centre de tous les
produits Google. Cet aspect est essentiel à notre mission :
l'information est indissociable des personnes qui la créent, qui y
réagissent et qui la transmettent.
Avec
Google+, nous commençons à répondre à quelques-unes des grandes
problématiques que le Web a créées. Parce qu'ils permettent de partager
des contenus en ligne comme dans la vraie vie, les cercles aident les
internautes à contrôler de façon plus précise les mises à jour visibles
dans leur flux. Les hangouts offrent un tout nouveau mode d'interaction
entre proches. La fonctionnalité Déclics passe tout le Web en revue pour
nous faire profiter de contenus qui nous intéressent. Avec
l'application Google Mobile, il n'a jamais été aussi simple de partager
instantanément ce qui nous entoure. Avec elle, aucun risque que nos
photos restent indéfiniment stockées sur notre téléphone.
Et
tout cela, l'équipe Google le fait dans le plus grand respect de la vie
privée des internautes. C'est un grand défi, non seulement pour Google,
mais aussi pour pratiquement toutes les entreprises opérant aujourd'hui
dans le domaine d'Internet. Lorsque nous avons lancé Google+, nos
utilisateurs nous ont signalé qu'il était relativement facile de
transférer des contenus normalement limités à un cercle donné. Nous
avons donc rapidement mis en place une fonctionnalité visant à en
informer les utilisateurs et à leur permettre de désactiver le transfert
de ce type de contenu.
Des
commentaires de ce type nous parviennent sans cesse via Google+, et
nous trouvons cela extrêmement utile. Mon profil accepte les
commentaires et je suis présent dans les cercles de nombreux
utilisateurs qui me font part de leurs suggestions en permanence. En
entretenant une véritable relation de confiance entre moi et mes
utilisateurs, cette dynamique aide ces derniers à se rendre compte que
Google n'est pas une façade anonyme : c'est un groupe de personnes comme
vous et moi, qui s'efforcent de créer des produits de qualité. J'ai eu
le plaisir d'organiser, dans notre bureau de Dakar, un hangout Google
avec Gris Bordeaux. À cette occasion, j'ai pu assister à un débat
houleux, mais fructueux, entre des Canadiens, des Français et des
Sénégalais. Ils discutaient exactement comme s'ils étaient réunis dans
la même pièce, en temps réel. N'est-ce pas extraordinaire ? Au Ghana,
la station de radio JoyNews a récemment organisé un hangout à l'occasion
du serment prêté par le nouveau Président John Mahama. Partout dans le
monde, tous les membres de cette communauté ont ainsi participé à cet
événement national incontournable.
On
entend toutes sortes d'histoires sur la façon dont Google+ contribue à
établir de nouveaux liens entre les êtres humains. Des militaires
l'utilisent pour rester en contact avec leurs proches restés au pays,
tandis que d'autres organisent des hangouts pour y diffuser des
concerts. Certaines chaînes de télévision s'en servent pour réunir des
intervenants qui se trouvent en des lieux différents. Je suis sûr que
des histoires comme celles-ci ne se limitent pas à Google+, car nos
concurrents aident aussi leurs utilisateurs du monde entier à accomplir
de grandes choses sur le Web social. J'espère que nos innovations les
inspirent, et je sais que leurs créations sauront nous motiver tout
autant.
Tidjane DEME, Directeur Google Afrique Francophone
Dakar, Sénégal - le 25 mars 2013mercredi 20 mars 2013
Les compétences en TIC au Sénégal peuvent aider l'Afrique à se développer, explique SAP
Le 20 Mars 2013, Dakar _ Sénégal - SAP, leader mondial des logiciels de gestion d’entreprise, a
réaffirmé aujourd'hui son engagement auprès du Sénégal, en louant les
excellentes compétences en matière de TIC (Technologies de l’Information et de
la Communication) dans le pays. Le Sénégal offre un important réservoir
de talents qui pourrait servir toute la région. Le leader mondial des logiciels
s'est engagé à apporter son soutien pour le renforcement des capacités dans le
pays en utilisant son expertise en matière de développement des entreprises.
Avec une croissance économique estimée à 6% en Afrique, ainsi qu’un PIB
combiné qui pourrait atteindre 2,6 milliards de dollars en 2020, les
investissements étrangers sont injectés dans des zones qui étaient auparavant
ignorées par les investisseurs internationaux. Si les pays africains veulent
capitaliser sur ces indicateurs de croissance, ils doivent impérativement miser
sur la puissance de la technologie pour faciliter et permettre ce niveau de
développement.
Avec environ 90.000 diplômés accomplis
issus d’établissements d’enseignement supérieur au Sénégal, le pays forme des
étudiants ayant d’excellentes aptitudes en TICs. SAP reconnaît le
potentiel que cette future main-d'œuvre pourrait représenter non seulement pour
le Sénégal mais dans toute la région où les compétences en matière de TIC sont
en forte demande.
Sur le plan international, SAP propose des solutions complètes et
intégrées dans l'enseignement supérieur. Actuellement, il ya plus de 3800
établissements et instituts de recherche qui utilisent le logiciel SAP, soit
sept millions d'étudiants dans le monde entier.
«Après l’émergence de l'Asie, l'Afrique est la région qui connait la
plus forte croissance dans le monde en ce moment», a déclaré Pfungwa Serima,
PDG de SAP Afrique.
« L’Afrique peut tirer profit de la technologie
pour surmonter les nombreux défis auxquels le continent est confronté. Le
continent pourrait ainsi devancer d’autres pays à certains égards. " Le
Sénégal est en train de devenir un pôle d'innovation en Afrique de l'Ouest et
la richesse ainsi que la qualité des compétences en technologie présentent une
formidable opportunité de développement, " a-t-il indiqué.
S’exprimant sur le soutien de SAP global dans le domaine de
l'éducation, Serima a ajouté: «Le secteur privé joue un rôle primordial dans la
création d’un environnement concurrentiel équitable qui prend en compte
l'éducation, la technologie et l'innovation». « Ceci encourage
les citoyens à s’impliquer activement dans le développement de communautés
dynamiques qui mettent en avant la croissance économique, la création d'emplois
et l'innovation » a t-il conclut.
Contacts presse:
Boubacar Ba 77 485 72 64
lundi 11 mars 2013
Communication d’Ericsson à l’occasion de la journée de la femme
Le 8 Mars marque la
Journée internationale de la femme. Ericsson tiens à souligner la
contribution des femmes dans le secteur des technologies africaine qui
jouent un rôle clé dans le développement du continent.
Ericsson
a récemment publié un rapport intitulé «10 tendances de consommation en
2013 » qui met en évidence le fait que les femmes sont de grandes
utilisatrices de services de communication sur téléphones mobiles depuis
des années - et qu’elles continuent à diriger de nombreuses
communication et comportements liés à la vie quotidienne sur les
smartphones.
Aujourd'hui,
les femmes africaines font des progrès considérables qui sont en train
de rattraper la domination masculine sur la scène de la technologie. Les
femmes ont tendance à être les «gardiennes de la nouvelle technologie »
en étant les premières à l'adopter, puis en menant leurs familles et
leurs amis à faire de même.
Plusieurs
études ont rapporté que les hommes et les femmes utilisent les TIC
différemment, par exemple au Sénégal, les femmes utilisent les TIC pour
accéder à l'information alors que les hommes préfèrent la communication
avec les amis et membres de la famille.
Pour la téléphonie mobile, GSMA a
estimé que mettre fin à l'écart des genres dans le domaine du mobile,
permettrait d’augmenter les revenus des opérateurs mobiles de 13,7
milliards US $.
Si
vous avez besoin de plus de détails concernant le rapport sur les «10
tendances du consommateur 2013 », vous pouvez le télécharger ici en anglais.
Par
ailleurs, vous pourrez aussi trouver les principales informations en
français ainsi que quelques infographies à l'adresse suivante http://www.blog-ericssonfrance.com/2012/12/
jeudi 14 février 2013
Prix d’excellence au personnel des agences alimentaires de l’ONU au Mozambique
La FAO, le FIDA et le PAM améliorent ensemble la sécurité alimentaire
Rome -
En reconnaissance de l'importance du partenariat dans la résolution des
problèmes mondiaux, le personnel de la FAO, du Fonds international de
développement agricole (FIDA) et du Programme alimentaire mondial (PAM)
ont été distingués aujourd'hui pour le travail remarquable qu'ils ont
accompli ensemble au Mozambique
Au cours des dernières années, les équipes de ces trois agences alimentaires des Nations Unies ont collaboré efficacement pour améliorer la sécurité alimentaire dans les pays où elles étaient à pied d'œuvre.
«Les membres du personnel des trois agences au Mozambique ont mis à profit leurs avantages comparatifs et leurs connaissances pour atteindre un niveau impressionnant de synergie qu'ils ont mis au service des plus vulnérables de la société», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. «Les programmes qu'ils ont lancés avec compétence et leur engagement ont aidé des milliers de petits agriculteurs et leurs familles».
Le premier Prix d'excellence Travailler ensemble sur le terrain a été présenté aux membres du personnel des trois organisations œuvrant au Mozambique au cours d'une cérémonie officielle qui s'est tenue à Rome dans le cadre des travaux du Conseil d'administration du FIDA. Ce Prix, qui rend hommage à l'excellence, encourage les agences à aller toujours de l'avant dans le cadre de leur coopération.
Là où nous travaillons ensemble, en particulier sur la base de nos mandats et objectifs convergents, notre coopération souligne les priorités clés pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle», a déclaré M. Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA.
La nomination de l'équipe du Mozambique mentionne un programme pilote qui met l'accent sur l'amélioration de la qualité de la production et la réduction des pertes après-récolte des petits agriculteurs. De 2008 à 2011, ce programme a couvert 17 000 agriculteurs de 14 coopératives agricoles, dont certaines ont vu leurs excédents commercialisables augmenter de 30 pour cent.
Le programme, appelé Création de chaînes de valeur pour les produits et de liens entre les marchés au profit des coopératives agricoles, avait déjà été reconnu auparavant comme l'un des meilleurs exemples de coopération entre les agences des Nations Unies. Chacune des trois agences a contribué en fonction de son domaine d'expertise: les modèles d'approvisionnement locaux du PAM ont été renforcés par les compétences techniques de la FAO et du FIDA pour stimuler la production et améliorer la gestion des entreprises, l'accès au crédit et les capacités de stockage.
«Aucune organisation ne peut relever seule le défi de la sécurité alimentaire. L'esprit de collaboration démontré par les équipes de nos agences est essentiel pour accomplir efficacement le travail requis: aider les populations du Mozambique à se libérer de la faim et de la pauvreté», a déclaré Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du PAM. «Nous devons continuer à travailler en étroite collaboration, et surtout, aligner nos objectifs et nos actions au profit de ceux que nous servons».
Tablant sur le succès de leurs projets précédents, les trois agences de l'ONU ont fourni une autre illustration de leurs efforts de coopération au travers d'un programme intitulé Accélérer le progrès vers l'OMD 1 au Mozambique. Il s'agit d'accroître la demande en aliments nutritifs au profit des populations d'agriculteurs et de pêcheurs participant à cette initiative.
De cette façon, les trois agences entendent améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. D'ailleurs, elles continueront à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Mozambique, apportant leur soutien aux priorités nationales.
Au cours des dernières années, les équipes de ces trois agences alimentaires des Nations Unies ont collaboré efficacement pour améliorer la sécurité alimentaire dans les pays où elles étaient à pied d'œuvre.
«Les membres du personnel des trois agences au Mozambique ont mis à profit leurs avantages comparatifs et leurs connaissances pour atteindre un niveau impressionnant de synergie qu'ils ont mis au service des plus vulnérables de la société», a déclaré M. José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO. «Les programmes qu'ils ont lancés avec compétence et leur engagement ont aidé des milliers de petits agriculteurs et leurs familles».
Le premier Prix d'excellence Travailler ensemble sur le terrain a été présenté aux membres du personnel des trois organisations œuvrant au Mozambique au cours d'une cérémonie officielle qui s'est tenue à Rome dans le cadre des travaux du Conseil d'administration du FIDA. Ce Prix, qui rend hommage à l'excellence, encourage les agences à aller toujours de l'avant dans le cadre de leur coopération.
Là où nous travaillons ensemble, en particulier sur la base de nos mandats et objectifs convergents, notre coopération souligne les priorités clés pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle», a déclaré M. Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA.
La nomination de l'équipe du Mozambique mentionne un programme pilote qui met l'accent sur l'amélioration de la qualité de la production et la réduction des pertes après-récolte des petits agriculteurs. De 2008 à 2011, ce programme a couvert 17 000 agriculteurs de 14 coopératives agricoles, dont certaines ont vu leurs excédents commercialisables augmenter de 30 pour cent.
Le programme, appelé Création de chaînes de valeur pour les produits et de liens entre les marchés au profit des coopératives agricoles, avait déjà été reconnu auparavant comme l'un des meilleurs exemples de coopération entre les agences des Nations Unies. Chacune des trois agences a contribué en fonction de son domaine d'expertise: les modèles d'approvisionnement locaux du PAM ont été renforcés par les compétences techniques de la FAO et du FIDA pour stimuler la production et améliorer la gestion des entreprises, l'accès au crédit et les capacités de stockage.
«Aucune organisation ne peut relever seule le défi de la sécurité alimentaire. L'esprit de collaboration démontré par les équipes de nos agences est essentiel pour accomplir efficacement le travail requis: aider les populations du Mozambique à se libérer de la faim et de la pauvreté», a déclaré Mme Ertharin Cousin, Directrice exécutive du PAM. «Nous devons continuer à travailler en étroite collaboration, et surtout, aligner nos objectifs et nos actions au profit de ceux que nous servons».
Tablant sur le succès de leurs projets précédents, les trois agences de l'ONU ont fourni une autre illustration de leurs efforts de coopération au travers d'un programme intitulé Accélérer le progrès vers l'OMD 1 au Mozambique. Il s'agit d'accroître la demande en aliments nutritifs au profit des populations d'agriculteurs et de pêcheurs participant à cette initiative.
De cette façon, les trois agences entendent améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle. D'ailleurs, elles continueront à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement du Mozambique, apportant leur soutien aux priorités nationales.
mercredi 13 février 2013
La sécurité alimentaire et nutritionnelle, objectif prioritaire du développement
Consultations à Rome sur le programme de l’après 2015
A l'issue de consultations multipartites axées sur le programme de
développement mondial de l'après 2015, un appel a été lancé, exhortant
toutes les parties concernées à placer la sécurité alimentaire et la
nutrition au cœur des efforts de développement futurs. Il conviendrait,
en outre, de fixer de nouveaux objectifs de développement pour
l'ensemble de la communauté mondiale.
Les consultations, qui se sont prolongées durant une journée entière sur le thème Faim, sécurité alimentaire et nutrition dans l'agenda de développement de l'après 2015,
ont permis de souligner que la sécurité alimentaire et la nutrition
étaient les clés de voûte du progrès sur d'autres fronts en matière de
développement, notamment l'emploi, l'éducation, l'environnement et la
santé. Elles permettaient, en outre, l'avènement d'un avenir meilleur
pour le genre humain.
Les réunions, lundi, ont rassemblé quelque
180 partenaires du Comité de la sécurité alimentaire mondiale (CSA)
mandatés par les gouvernements, les organisations internationales, la
société civile et le secteur privé. Le CSA est la plateforme principale de discussions pour tout ce qui touche à la sécurité alimentaire et la nutrition.
Le
processus de consultation est dirigé conjointement par la FAO et le
Programme alimentaire mondial (PAM) en collaboration étroite avec le
FIDA et Bioversity International, aux côtés des gouvernements espagnol
et colombien qui jouent un rôle de premier plan.
Les
consultations furent précédées de concertations en ligne et seront
suivies de concertations de haut niveau le 4 avril 2013 à Madrid sous la
houlette de l'Espagne et de la Colombie. Les
résultats de ces consultations permettront de déterminer les nouveaux
objectifs de développement durable dans l'agenda de l'après 2015.
Les
participants aux réunions de Rome ont souligné que les objectifs de
développement durable devraient compléter les efforts d'éradication de
la pauvreté dès lors qu'il est question de sécurité alimentaire et de
nutrition. Il faudrait, d'autre part, fixer de nouveaux objectifs de
développement non seulement pour les pays en développement mais aussi
pour la communauté mondiale dans son ensemble. A titre d'exemple, des
objectifs universels sur l'élimination de la malnutrition sous toutes
ses formes (la sous-alimentation, mais aussi l'obésité) devraient être
établis aussi bien pour les pays riches que pour les pays pauvres.
Rien de moins que l'éradication de la faim
A
l'ouverture des consultations de Rome, M. José Graziano da Silva,
Directeur général de la FAO, a exhorté la communauté internationale à
prendre des engagements en vue de l'éradication totale de la faim lors
de l'établissement de ses priorités de développement pour l'après 2015,
soit après l'échéance fixée pour la réalisation des Objectifs du
Millénaire pour le développement (OMD) convenus en l'an 2000.
«Dans le prolongement du défi Faim Zéro
lancé par le Secrétaire général de l'ONU, et en collaboration étroite
avec nos partenaires, nous convenons que nous devrions nous atteler à
rien de moins que l'éradication de la faim, de l'insécurité alimentaire
et de la malnutrition», a déclaré notamment M. Graziano da Silva au
cours des consultations. Rappelons
que le Conseil exécutif de la FAO a fixé, en décembre 2012,
l'éradication de la faim comme objectif principal de l'Organisation.
La
faim fait partie intégrante du premier des huit Objectifs du Millénaire
pour le développement dont l'un des objectifs consiste à réduire de
moitié, d'ici à 2015, la proportion de personnes sous-alimentées dans le
monde. A cet égard, une cinquantaine de pays sont sur la bonne voie, a
fait observer le Directeur général de la FAO.
De son côté, M.
Amir Abdulla, Directeur exécutif adjoint du PAM, a exhorté les pays «à
continuer d'œuvrer ensemble pour faire en sorte que l'on puisse résoudre
le problème de la faim en priorité».
M. Carlos Serè,
responsable en stratégie du développement au FIDA, a souligné que «les
investissements dans le développement durable des zones rurales et dans
la croissance rurale inclusive», avec un accent particulier sur les
petites exploitations agricoles, étaient critiques à la fois pour la
sécurité alimentaire mondiale et pour l'agenda de l'après 2015 dans son
ensemble.
Consensus sur la nutrition et approche globale
Un
large consensus s'est dégagé au cours des consultations sur la
nécessité d'inclure la nutrition dans l'agenda de développement de
l'après 2015 après que la nutrition, de l'avis des participants, avait
été pratiquement ignorée dans le processus des OMD. Les
différentes dimensions de la sous-alimentation et les problèmes de plus
en plus diffus de l'obésité et des maladies non transmissibles
devraient également être traités.
Les participants aux
consultations ont, d'autre part, préconisé une approche globale en
réponse aux préoccupations de sécurité alimentaire et souligné
l'importance du développement durable. A ce propos, ils ont fait
observer que la transformation durable des systèmes alimentaires à tous
les niveaux était la clé de la sécurité alimentaire mondiale.
En particulier, ils ont souligné que les disponibilités alimentaires
devraient rester en phase avec la croissance rapide prévue de la
demande mondiale, notamment grâce à la pêche, aux forêts et à l'élevage.
Et
dans le même ordre d'idée, il conviendrait de reconnaître l'importance
du rôle des petits agriculteurs. Une partie de la réponse réside, selon
eux, dans l'augmentation continue de la productivité mais de manière
durable, équitable et résistante aux chocs. Il conviendrait aussi de réduire les pertes et déchets alimentaires au sein des systèmes de production et de consommation.
Toujours
selon les participants, il ne faut surtout pas négliger
l'investissement responsable dans l'agriculture, notamment pour rendre
la production agricole plus résistante aux chocs climatiques,
économiques et politiques. Quant au soutien au secteur agricole, il
devrait cibler davantage les petits producteurs.
A signaler
aussi que certains participants ont suggéré un objectif spécifique pour
l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes dans l'agriculture,
la sécurité alimentaire et la nutrition.
Primauté au droit
Les
participants ont lancé un appel énergique afin que les approches
relatives à la formulation des Objectifs de développement de l'après
2015 soient fondées sur le droit tandis que leur mise en œuvre devrait
être régie par une gouvernance inclusive. A cet égard, l'existence d'un
consensus intergouvernemental et multipartite sur les grands principes
et les lignes directrices qui doivent guider cette formulation est une
caractéristique essentielle des thèmes relatifs à la sécurité
alimentaire et à la nutrition. Et il convient en conséquence de bâtir
sur ce consensus déjà existant.
Inscription à :
Articles (Atom)


