mardi 5 novembre 2013

Lancement d’un programme d’urgence de la FAO au Bénin pour redémarrer la production agricole après les inondations

La visite du Directeur général comprend la mise en place d’un programme de reconstruction
5 novembre 2013, Cotonou/Rome –

La FAO vient en aide aux familles agricoles du Bénin qui ont tout perdu – récoltes, animaux et étangs piscicoles – en août dernier, suite au débordement du fleuve Niger, alors que de nombreux villageois étaient tout juste en train de se remettre des inondations de 2012.

A son arrivée au Bénin, le Directeur général de la FAO a été accueilli par le Président Yayi Boni qui l'a accompagné durant ses visites. M. Graziano da Silva a salué les progrès remarquables accomplis par le pays vers la réalisation du premier Objectif du Millénaire pour le développement consistant à réduire de moitié la proportion de personnes affamées, tandis qu'il est également en bonne voie pour atteindre le but du Sommet mondial de l'alimentation visant à diminuer par deux le nombre de personnes sous-alimentées dans le pays.

Le Chef de la FAO a en outre exprimé le souhait que le Bénin, qui détient un vaste potentiel agricole et des ressources hydriques, en particulier au sud, puisse accueillir à l'avenir une réserve alimentaire régionale en mesure de compenser les déficits de production, comme dans le Sahel aride.

Mise en place d'une aide d'urgence

M. Graziano da Silva a également pris part dimanche à une cérémonie officielle de signature pour la mise en place immédiate d'une aide d'urgence aux villages septentrionaux de Malanville et Karimama, les communautés les plus durement frappées par les inondations. La production agricole a été quasiment anéantie, et les agriculteurs se sont retrouvés sans cultures ni graines pour procéder à de nouveaux semis.

Une partie des fonds d'urgence sera affectée à la remise en état des activités commerciales de quelque 1 300 jeunes qui avaient démarré l'agriculture dans le cadre d'un programme du gouvernement béninois visant à créer des emplois ruraux et des opportunités économiques de réduction du chômage, diffus parmi les jeunes.

Le gouvernement du Bénin a alloué une partie de ses propres ressources à l'assistance aux personnes les plus touchées par les inondations. Les pertes de récolte sont estimées à quelque 20 millions de dollars, sans compter les centaines de têtes de bétail perdues et les dégâts aux pêches. Compte tenu de l'ampleur des dommages, le gouvernement du Bénin a quasiment épuisé ses ressources en fournissant aux populations sinistrées de la nourriture, des abris ainsi que des transferts d'espèces, et ses possibilités de relance du secteur agricole.sont désormais limitées.

L'agriculture assure 70 pour cent des emplois au Bénin. Dans la région rurale et appauvrie du nord, les familles sont encore plus dépendantes de l'agriculture et moins capables d'essuyer les revers à répétition.

Intégrer la résilience face au changement climatique

Le Directeur général a souligné que le programme de la FAO reconnaît la nécessité de repenser tout le concept d''intervention en cas d'urgence'. "Il s'agit ici d'une aide d'urgence dans une optique à plus longue échéance, en ce sens qu'elle comprend des activités de sensibilisation et de formation des membres de la communauté et des autorités locales en matière de résilience. Cela peut contribuer à définir une nouvelle approche tournée vers l'avenir, au-delà du court terme et des situations d'urgence", a expliqué M. Graziano da Silva.

Le programme prévoit une formation à l'utilisation des "fonds de résilience" ainsi que des renforcements structurels (ex. silos) pour se préparer à faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes, dont la fréquence et la gravité se sont intensifiées sous l'effet du changement climatique, a ajouté M. Graziano da Silva.
Le programme d'urgence sera mis en place sans délai en faveur de 7 500 ménages parmi les plus touchés, en fournissant:
  • des semences de qualité de riz, de légumes de contre-saison et de maïs de décrue le long des rives pour les semis de novembre/décembre
  • du matériel agricole (pelles, binettes et brouettes)
  • des engrais
  • une formation aux activités après récolte, telles que production/conservation des semences
  • des infrastructures de stockage pour réduire les pertes de production.
Les agriculteurs seront également formés aux technologies modernes et aux meilleures pratiques, comme le micro-dosage de semences et d'engrais, afin d'accroître la production agricole et les revenus.

Les ateliers sur la résilience, fondés sur les mécanismes communautaires existants, profiteront également aux services communautaires locaux et aux agriculteurs. Ils viseront notamment à renforcer la sensibilisation aux principes des Bonnes Pratiques Agricoles (GAP), à la réduction des risques de catastrophes, à l'adaptation au changement climatique et à la gestion des ressources naturelles, afin que les communautés puissent diversifier leurs activités, accumuler des actifs qui leur permettent de créer des plans d'épargne, de prêt et d'assurance ou d'urgence.

Les cultures pourront être récoltées dès janvier, ce qui devrait éviter d'éventuelles pénuries alimentaires en cas d'épuisement des réserves vivrières et des stocks de semences pour les prochains semis.

Centre Songhaï - un modèle qui vient de loin

Dimanche, M. Graziano da Silva s'est également rendu au Centre national Songhaï de Porto Novo (Bénin). Ce Centre autochtone pour l'agriculture durable et écologique s'emploie à convertir les agriculteurs de subsistance en petits et moyens entrepreneurs avertis, qui non seulement produisent mais transforment aussi leur production en une variété de produits finis. Le Centre a été créé dans les années 80 par un prêtre catholique, résolu à inverser l'exode rural en créant des opportunités génératrices de revenus. Les agriculteurs reçoivent une formation pratique pour transformer une activité précaire qui leur permet à peine de subvenir à leurs besoins en un moyen d'améliorer leurs conditions de vie.

Le Centre Songhaï a reçu le soutien de diverses organisations des Nations Unies, dont la FAO, et sert d'exemple à d'autres pays, comme le Libéria, le Nigéria et la Sierra Leone, qui ont eux-mêmes créé leurs propres Centres Songhaï.
Durant sa visite au Bénin, M. Graziano da Silva a rencontré divers représentants de la société civile, de groupes de producteurs et du secteur privé.

Centre du riz pour l'Afrique

Le Directeur général de la FAO a également visité le Centre du riz pour l'Afrique (AfricaRice) membre du Consortium de recherche GCRAI et partenaire clé de la FAO. Le centre vise à améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition en accroissant la production de riz et sa qualité dans les 24 Etats membres. De nombreux pays africains détiennent un vaste potentiel de production - le riz étant aussi souvent leur aliment de base - mais dans les conditions actuelles, ils sont contraints d'importer l'essentiel de leurs besoins pour satisfaire la demande. AfricaRice a pour but d'inverser cette tendance par le développement scientifique et le renforcement des capacités locales.

Afrique de l'Ouest: L'Uemoa – Une croissance de 6.4% adossée à la stabilité politique

L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) réitère sa volonté de réaliser une croissance  de 6.4% en 2013. Un objectif qui est adossé à une stabilité politique pérenne notamment au Mali, en Guinée-Bissau et dans le reste de la région.

La zone de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) compte poursuivre sa dynamique de reprise économique enclenchée depuis l’année dernière. Une ambition réitérée à l’ouverture de la 17ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de gouvernement de l’Uemoa, tenue ce jeudi 24 octobre à Dakar.

Les responsables de l’institution affirment que la reprise annoncée au sein de l’Uemoa en 2012 se poursuit en 2013 avec une nouvelle estimation de croissance aux abords de 6.4%. Selon Mme Bouaré Fily Sissoko, ministre de l’économie et des finances du Mali et présidente du Conseil des ministres de l’Uemoa, la croissance serait portée principalement par la hausse de la production agricole, l’essor des activités extractives ainsi que l’accroissement des investissements.

A son avis, la consolidation des acquis et l’amélioration du bien-être économique et sociale des populations requièrent le renforcement de la paix, de la sécurité dans la sous-région. A cet effet, « un accent particulier devrait être mis sur les chantiers de la paix et de la sécurité dont les premières actions sont déjà mises en œuvre en vue de doter notre union de mécanismes de prévention, de gestion et de règlement des conflits efficaces ».

Une interpellation qui fait allusion aux foyers de tension qui ont secoué la zone Uemoa en 2012, notamment au Mali et en Guinée-Bissau. Sur ce chapitre, le président en exercice de l’Uemoa, Faure Gnassingbé Eyadéma, par ailleurs, président du Togo considère que « nous devons au sein de l’union accélérer le développement et la mise en place de mécanismes d’alerte, de prévention ainsi que des solutions efficaces pour garantir la stabilité des investissements et la continuité des activités économiques et financières même en période de crise », estime-t-il. Avant d’appeler à plus de vigilance et de solidarité pour rendre durable l’équilibre retrouvée au Mali.

Dans la même veine, le président du Sénégal, Macky Sall qui préside le haut comité sur la paix et la sécurité de l’Uemoa de rappeler : « la poursuite et la pérennité de nos performances dépendent des conditions sine qua non de paix et de sécurité qui prévalent dans l’ensemble de notre espace communautaire ».

Les chefs d’Etat se sont réjouis du fait que l’année 2013 soit marquée par une normalisation politique au Mali et en Guinée-Bissau. Un état de fait ayant permis de « mettre notre union dans les bonnes conditions pour conforter la reprise économique amorcée en 2012 ». L’assemblée qui a assisté à ces assises de Dakar a rendu un vibrant hommage au président Ibrahima Boubacar Keïta, nouveau président de la République du Mali qui a pris part à cette rencontre. Une présence qui, selon le président Eyadéma du Togo, est un témoignage éloquent de la victoire historique que le peuple du Mali vient de remporter.

Sur cette même lancée, le président en exercice de l’Uemoa a salué les avancées du processus électoral en Guinée-Bissau. Le vœu est que ce processus connaisse un heureux aboutissement. Il informe ainsi que l’Uemoa a pris la décision de contribuer, tout comme la Cedeao, au financement des élections qui sont prévues dans les prochains mois dans ce pays. Un exemple de collaboration qui vise à aider ce pays à se replacer dans la voie de la démocratie.

M. Eyadéma invite les pays de la région à  tirer les leçons des expériences et créer toutes les conditions pour un avenir stable et prospère pour nos populations.  « Nous devons agir en amont pour que la croissance économique que nous souhaitons atteindre au sein de l’union se traduise de manière concrète dans les réalités quotidiennes de nos populations ».

Sur le plan de la sécurité alimentaire, des progrès ont certes été enregistrés mais l’Uemoa reconnait que la sous-alimentation n’a pas encore disparu de la zone.

L’institution relève d’autres défis à savoir la pérennisation des taux de croissance élevés, le financement des économies, l’assainissement des finances publiques, la poursuite de l’approfondissement des marchés monétaires et financiers, l’amélioration des conditions de vie des populations.

Les présidents disent être conscients du fait que les populations attendent beaucoup du processus d’intégration enclenché depuis des années. Les populations souhaitent à tous les niveaux pouvoir mesurer sa portée dans leur vie quotidienne et voir des améliorations concrètes dans des domaines essentiels tels que l’accès à l’eau potable, les soins de santé, une éducation de qualité, l’accès à un emploi décent et au micro-crédit.

Face à ces défis, le président en exercice de l’Uemoa pense qu’il est nécessaire de traduire en acte la décision de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa d’institutionnaliser une revue annuelle de la mise en œuvre des réformes communautaires sous la conduite des chefs de gouvernement. Un mécanisme qui, à son avis, sera un puissant levier pour le renforcement de l’intégration régionale mais également un tableau de bord précieux pour l’exécution des projets intégrateurs essentiels à la pleine réalisation des objectifs de croissance et de développement de l’Uemoa.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201310250819.html?viewall=1)

Afrique de l'Ouest: Investissements Directs Etrangers – Le poids de l'instabilité sociopolitique

La floraison de crises politique, sociale et économique en Afrique pèse négativement sur le flux des Investissements directs étrangers (Ide). La région de l'Afrique de l'Ouest, devenue zone à risque infestée de foyers de guerres civiles, de coups d'Etats et de troubles sociaux, semble en souffrir le plus. Pour preuve, la Cedeao attire moins de 0,3% de l'Ide mondiale.

« Risque sociopolitique et investissements directs étrangers en Afrique de l'Ouest ». C'est l'un des thèmes débattus lors du Forum de réflexion et d'échanges sur l'investissement et l'environnement de l'entreprise. Cette rencontre qui s'est tenue le vendredi 11 octobre 2013 à Dakar a permis à des chercheurs, universitaires, le secteur privé et la société civile de démontrer l'impact négatif de l'instabilité sociopolitique sur l'Investissement en général et l'Investissement direct étranger (Ide) en particulier.

Posées par la fondation panafricaine TrustAfrica, le Centre de recherches pour le développement international (Crdi) et l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, les problématiques soulevées démontrent que l'Afrique est un continent très instable car elle a connu entre 1970 et 2002, 35 guerres dont une majorité de conflits internes. Une situation qui a impacté 20% de la population africaine et 15 pays.

Chérif Sidy Kane et Allé Nar Diouf, deux experts ayant menés une étude sur la question, ont révélé que durant la décennie 2010, plusieurs pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) ont connu des troubles politiques entrainant de graves conséquences économiques et sociales. A leur avis, les pays qui ont du mal à se frayer un chemin pour leur développement économique, sont enfermés dans quatre types de pièges dont ils peinent à sortir. Avant de souligner qu'il s'agit du cercle vicieux des conflits à répétitions, de la malédiction des ressources naturelles, de l'enclavement ou la proximité des voisins perturbateurs et la mauvaise gouvernance.

Moins de 0,3% de l'Ide mondial à la Cedeao

Étudiant l'impact des foyers de guerres civiles, des coups d'États et des troubles sociaux durant les deux dernières décennies, sur les investissements directs étrangers, M. Kane et M. Diop ont levé un coin du voile sur une meilleure compréhension du lien entre les facteurs extra économiques et ces types de capitaux, dans l'optique de donner des pistes pour améliorer le climat des affaires.
Un tour d'horizon qui leur permet d'affirmer sans ambages que le développement fulgurant des investissements directs étrangers, a quelque peu ignoré l'Afrique, et dans une large mesure la Cedeao.
Citant le rapport de la Cnuced de 2010, ils confient que les flux d'Ide allant à l'Afrique sont retombés à 59 milliards de dollars, en repli de 19% comparé à 2008 et la Cedeao n'attire que 0,3% de l'Ide mondial. Dans cet espace géographique, soulignent les chercheurs, le Nigeria et le Ghana reçoivent l'essentiel des investissements étrangers avec respectivement 38% et 18%. Deux pays qui sont suivis par la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Et pour les cas spécifiques du Nigeria, du Ghana et de la Côte d'Ivoire, les universitaires font remarquer que les flux d'Ide s'expliquent par le potentiel en ressources naturelles notamment le pétrole et les minerais.

Ahmadou Aly Mbaye, Professeur d'économie à l'Ucad et doyen de la Faculté des sciences économiques (Faseg) de rappeler que « l'investissement est un pari sur l'avenir. On engage ses ressources, on les immobilise et on attend un retour en contrepartie ». Le doyen de la Faseg de souligner que beaucoup de pays sont en compétition dans le monde en développement pour accueillir les investissements. « Les capitaux bougent à un rythme extraordinaire. Donc avec tout frein, en termes de risque politique ou d'autres facteurs, il est clair que les conséquences sur l'investissement sont dévastatrices ».

M. Mbaye fait remarquer qu'en termes d'investissement, des facteurs comme la sécurité, la stabilité politique et la rentabilité sont très pris en compte. Avant de relever l'atout que constituent les minerais sur l'environnement des affaires. « L'Angola, malgré les années de guerre civile qu'elle a connu, a été le pays africain qui a le plus reçu d'Ide parce que la rentabilité des investissements y est assuré ».

De la nécessité de redéfinir les paradigmes

Devant cet état de fait, Mansour Cama, représentant le secteur privé sénégalais à ce forum appelle à une redéfinition des paradigmes. Il s'est offusqué de la volonté affichée de certains pays africains qui offrent les meilleures conditions aux investisseurs étrangers en oubliant les investisseurs locaux.  C'est ainsi qu'il interpelle les autorités africaines sur la pertinence des indicateurs de croissance ou de performance généralement copiés d'Europe ou des États-Unis et qui sont appliqués dans nos pays.

A son avis, les universitaires doivent jouer leur rôle et avoir le courage de remettre en question les termes ou concepts qui viennent de l'extérieur. Il y a des préalables à donner aux termes comme émergence ou croissance. Avant d'ajouter que la question du financement de l'économie de nos pays doit être revue afin d'inciter les opérateurs économiques et le secteur privé à prendre plus de risques et investir en Afrique. Il appelle à une sécurisation de l'investissement privé tout en administrant une justice équitable.

Face à cette interpellation, le Pr Ahmadou Aly Mbaye de préciser que la vocation de l'université c'est de travailler la main dans la main avec les décideurs du public comme du privé pour s'assurer que les stratégies mises en place sont bien pensées, bien évaluées et dont les impacts sont bien cernés. D'après cet universitaire, la meilleure des recherches dans le domaine économique c'est que les résultats impactent sur les décisions politiques.

Avant de fustiger le fait que : « Les décideurs politiques appliquent ce qu'ils pensent être le mieux par rapport à ce qu'ils veulent faire. Les universitaires ont pour rôle de donner l'information par rapport à ce qui est jugé comme étant une bonne pratique. Une fois que cela est fait, le décideur est seul à déterminer la voie à emprunter », se désole-t-il.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201310151083.html?viewall=1)

Afrique: Les jeunes leaders recentrent les axes de développement

Renforcement de la démocratie, éducation de qualité, développement des échanges, respect des droits humains…sont entre autres points sur lesquels des jeunes leaders émergents de l'Afrique appellent à s'appuyer pour accélérer l'essor de l'Afrique. Ils l'ont exprimé lors des échanges tenus les 18 et 19 septembre 2013 à Dakar dans le cadre d'un atelier des anciens boursiers de l'Initiative du président américain Barack Obama.

Plus d'une centaine de jeunes leaders d'Afrique se sont retrouvés les 18 et 19 septembre 2013 à Dakar dans le cadre de l'atelier des anciens boursiers de l'initiative du président américain, Barack Obama. Constitués de journalistes, d'acteurs de la société civile, de juristes, de consultants, de médecins, de chercheurs, entre autres corps de métiers, les jeunes leaders africains ont envisagé un avenir meilleur pour le continent. Une vision qui, selon eux, devrait s'appesantir sur le renforcement de la démocratie, le développement des affaires, les perspectives, l'éducation, la paix, l'entreprenariat. A cela, ils y ont ajouté l'emploi des jeunes, l'agriculture, l'accès aux marchés, la liberté d'expression, le renforcement de la sécurité ainsi que le développement des technologies de l'information et de la communication. Ces jeunes n'ont pas occulté l'importance de la citoyenneté, la justice et des élections transparentes.

Un ensemble de propositions que le département d'État américain en collaboration avec Meridian International Center, veut capitaliser en l'organisant dans le cadre du réseau que les jeunes leaders ont conçu depuis trois ans. Un nouveau cadre qui devra être renforcé par une plate-forme sur laquelle les acteurs concernés peuvent tracer une voie à suivre pour optimiser le développement de leurs entreprises et organisations, ainsi que de leurs communautés et pays.

Les ambitions de certains jeunes leaders

Medi Ssengooba, jeune leader Ougandais et chargé de programme pour l'Afrique du fonds pour les droits des personnes vivant de handicap affirme avoir formé un réseau de personnes handicapées avec les jeunes leaders de douze pays africains. Ce réseau basé à Nairobi a pour objectif de développer les droits des personnes handicapées à travers des plaidoiries, des rencontres et échanges d'information.
Même son de cloche pour l'un des jeunes leaders maliens, Mariam Diallo Dramé. Présidente de l'association femme, leadership et développement durable, elle ambitionne de développer une entreprise et mieux s'« armer » pour la défense des droits des femmes. C'est sur cette lancée qu'elle a évoqué la nécessité de mener le combat au niveau africain. A son avis, il s'agira de voir dans une approche panafricaniste comment réduire les insuffisances.

Riva Jean-Félix, président du conseil national de la jeunesse de la République Centrafricaine, pour sa part, estime que le partage d'expériences permettra de faire en sorte que ce qui a marché dans un pays puisse être appliqué ailleurs. Il compte ainsi reproduire le modèle du forum des jeunes leaders dans son pays afin de stimuler un esprit citoyen au sein des jeunes.

500 jeunes leaders africains attendus aux États-Unis 

Ces conclaves de deux jours à Dakar ont également été une opportunité pour le département d'Etat américain de renforcer le dialogue et l'engagement entre les États-Unis et la jeunesse africaine.
David Gilmore, secrétaire adjoint au Département d'État à Washington, DC. a rappelé que le président Obama avait commencé cette initiative en 2010 avec la conviction que les jeunes africains ont beaucoup à apporter, sur le plan de la créativité, des idées et des initiatives. « L'Amérique veut dialoguer avec les jeunes africains car nous pensons qu'ils ont beaucoup de talent, d'énergie pour aider à relever les défis auxquels l'Afrique est confronté. On a créé cette initiative pour donner aux jeunes africains la chance de se rassembler et de partager leurs idées et ainsi aider l'Afrique à aller de l'avant ».

Cette initiative américaine se concentre sur trois secteurs dont l'administration publique, la société civile et les ONGs. M. Gilmore de rappeler que le président Obama a annoncé une grande expansion de cette initiative qui consiste à emmener 500 jeunes africains aux Etats-Unis chaque année pour ce programme, où ils suivront une formation en « leadership » dans les trois domaines sus cités. Avant d'annoncer qu' «en décembre nous commencerons à accepter les candidatures pour le programme de cette année qui va débuter en juin ou juillet de l'année prochaine pour 500 candidats attendus aux Etats-Unis ».

Cette réflexion entamée à Dakar devrait se poursuivre à Johannesburg où un séminaire de même nature est prévu pour les 25 et 26 septembre 2013.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201309191353.html?viewall=1)

Afrique de l'Ouest: La Bceao et la Sfi se lient pour l'ouverture de bureaux d'information sur le crédit


Les pays de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) vont disposer de bureaux d’information sur le crédit. L’initiative est de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), appuyée par la Société financière internationale (Sfi).

Des bureaux d’information sur le crédit seront ouverts dans tous les pays de l’Union monétaire Ouest africaine (Umoa).  Un protocole d’accord de coopération a été signé dans ce sens entre la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et la Société financière internationale (Sfi), le jeudi 12 septembre 2013 à Dakar.

Ce projet qui entre dans le cadre de la promotion des bureaux d’information sur le crédit au niveau des États membres de l’Umoa a pour principal objectif de participer à l’amélioration du climat des affaires dans la sous-région.

Les bureaux d’information et de crédit seront chargés de collecter, auprès des organismes financiers, de sources publiques et des grands facturiers (sociétés de fourniture d’eau, d’électricité et des sociétés de téléphonie), des données sur les antécédents de crédit ou de paiement d’un client. Des données qui seront traitées sous forme de rapports de solvabilité.

Ce qui fait dire à Yolande Duhem, Directrice régionale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de la Sfi que c’est la façon la plus simple et la plus efficace d’accroître l’accès au crédit en particulier pour les segments de la population généralement en marge des structures traditionnelles de prêts. Il s’agira, en quelque sorte, de permettre aux prêteurs de disposer de plus d’éléments d’appréciation sur les risques par rapport à un prêt.

Le secrétaire général de la Bceao, Mme Fatimatou Zahra Diop rappelle que ce projet de création de bureaux d’information sur le crédit figure dans le plan d’action approuvé par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, en vue de l’accroissement du financement des économies des Etats membres de l’union. Elle avise que les orientations relatives et le projet de la Loi uniforme portant réglementation de ces structures ont été approuvés par le Conseil des ministres de l’Union, lors de sa session tenue le 28 juin 2013 à Dakar.

Elle justifie cette option par le fait que comparativement à d’autres pays en développement, les économies des Etats membres de l’Umoa demeurent caractérisées par la faiblesse des ressources mobilisées au profit des secteurs productifs. Ainsi, note-t-elle, au 31 décembre 2012, les crédits bancaires ont représenté 21,4% du Pib dans l’Union, contre 36,3% au Nigeria, 103,1% au Maroc et 182,2% en Afrique du Sud.

Sur cette même lancée, Yolande Duhem de la Sfi informe qu’en Afrique de l’Ouest seul 7% des personnes adultes ont un crédit, par rapport à 22% au Moyen-Orient et Afrique du Nord, 40% en Asie de l’Est et Pacifique, et plus de 80% dans les pays de l’OCDE.

De plus, dans l’édition 2013 du rapport du Doing Business de la Banque mondiale, les États membres de l’Umoa se classent à la 129ème place sur 185 pays au titre de critère relatif à l’ « obtention de prêts ».

De l’avis de Fatimatou Zahra Diop, outre les facteurs structurels liés à la faiblesse de l’épargne, cette situation s’explique par le rationnement du crédit découlant notamment de l’asymétrie d’information entre les prêteurs et les emprunteurs.

Mme Diop juge que ce déficit d’information est principalement imputable à l’indisponibilité de données fiables sur la solvabilité des emprunteurs, ne permettant pas aux prêteurs de procéder à une évaluation adéquate des risques devant fonder leur décision.

Les États appelés à insérer le cadre juridique d’ici fin décembre 2013

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest n’a pas perdu son temps pour l’opérationnalisation de cette mesure au niveau des pays membres de l’Umoa. Le Conseil des ministres de l’Union qui a approuvé le cadre juridique des bureaux d’information sur le crédit recommande ainsi son insertion dans l’ordonnancement juridique de chaque États membre de l’Union, au plus tard le 31 décembre 2013.

Yolande Duhem, pour sa part, rassure que la règlementation devrait promouvoir et gérer les dites structures pour, par exemple, éviter les abus dans la distribution de données confidentielles, la supervision de ces structures et les efforts d’harmonisation nécessaires pour leur donner une dimension régionale, en véritable appui à l’intégration économique. Avant de brandir l’expérience de la Sfi qui, à l’en croire, a travaillé avec plus de 60 gouvernements de par le monde sur la mise en place de systèmes de bureaux de crédit.

Des cas de réussite au Maroc, en Égypte et en Afrique du Sud

Les bureaux d’information sur le crédit existent un peu partout dans le monde. Ils sont des entités privées qui sont sous la supervision de la Banque centrale. M. Riadh Naour, chargé des opérations principales de la Sfi précise que la diffusion d’information du profil de paiement à la banque ou à la structure de micro-finance se fera sur autorisation du client.

En Afrique, les bureaux d’information sur le crédit ont fait leur bonhomme de chemin avec des exemples de réussite au Maroc, en Égypte, en Afrique du Sud.

Selon M. Riadh, le Maroc est l’un des pays innovateurs en la matière, en Afrique. « Aujourd’hui, à travers ces bureaux, le système financier marocain a démontré que les solvables ne sont pas souvent les plus riches ». Avant d’ajouter : « Il y a au moins deux millions et demi de consultation de profil de paiement à travers les bureaux de crédit. Ce qui a permis d’améliorer le taux et la qualité du portefeuille, d’augmenter le volume de crédit des individus et surtout des petites et moyennes entreprises ».

A l’en croire, l’ouverture de bureau de crédit a également permis de palier aux projections sur le développement économique et financier. C’est dans ce sens que la Sfi a cité comme exemple de réussite le CompuScan en Afrique du Sud avec ses solutions aux micro-prêteurs et Estealam (iScore), le premier crédit bureau privé en Égypte.
Bacary Dabo
source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201309161834.html?viewall=1)

News du net - 50 milliards d'appareils connectés d'ici 2020

Selon les perspectives d'Ericsson sur la « Société en Réseau », il est prévu qu’il y ait, d'ici 2020, 50 milliards d'appareils connectés, dont 15 milliards devraient être liés à la vidéo.

Les exigences des consommateurs en termes de qualité et de services vidéo personnalisés augmentent, ce qui met davantage de pression sur les opérateurs pour fournir une qualité exceptionnelle à travers de multiples applications.

Magnus Mchunguzi, directeur général d'Ericsson en Afrique du Sud, fera une présentation de la technologie Voix  LTE (VoLTE) au sommet « Transform Africa » au Rwanda.

Ericsson cherche à mettre en valeur les avantages de la VoLte sur le marché rwandais et démontrer comment cette technologie peut aider les gouvernements africains à atteindre les objectifs fixés par les Objectifs du Millénaire.

Sénégal: Le centre d'incubation «Oluremi Tinubu » pour les femmes transformatrices inauguré à Gorom 1


Le centre d'incubation et de formation des femmes en techniques de transformation des produits agricoles de Gorom 1 (département de Rufisque, région de Dakar) a été inauguré le mardi 30 juillet 2013. Venue co-présider la cérémonie, la marraine du centre, le Sénateur Mme Oluremi Tinubu de Lagos (Nigeria), plaide pour l'émergence d'un nouveau type de femme africaine entrepreneur pouvant mieux contribuer au développement du continent.  

Près de 600 femmes issues des villages de Gorom 1, dans le département de Rufisque (région de Dakar), ont été formées entre 2010 et 2013 en transformation de produits agricoles par le centre d'incubation installé dans la localité. D'un coût de plus de 65 millions de francs Cfa, cette infrastructure s'étale sur 2775 mètres carrés dans la zone des Niayes, qualifiée de « future Californie du Sénégal » grâce à son potentiel en fruits et légumes.

Gorom 1 polarise 21 villages qui s'activent principalement dans l'agriculture, l'élevage et le maraîchage. D'où l'avantage d'avoir un tel centre qui dispose de trois lignes de transformation : fruits et légumes, patte d'arachide et produits céréaliers.

La directrice du centre, Mme Diago Marième Fall témoigne : « cette infrastructure est d'une grande utilité pour les femmes de la localité. Depuis son ouverture, les bénéficiaires parviennent non seulement à écouler leur production mais elles ont augmenté leurs revenus en s'adonnant à la transformation des produits agricoles ». Les femmes sont rémunérées à hauteur de 2500 F Cfa par jour quand elles travaillent pour le compte du centre. « Parfois nous avons même des problèmes pour les mobiliser parce qu'elles sont sollicitées par des commandes destinées à des  cérémonies familiales ».

Une bouée de sauvetage pour les agricultrices et autres femmes de cette zone, à l'image de plusieurs localités rurales du Sénégal, qui sont frappées par la pauvreté et l'exode rural. Pour la directrice du centre, le partenariat qui existe entre ces femmes et certaines organisations ou structures spécialisées dans l'exportation des produits transformés vers les marchés américains et européens est  le plus important. Cela, à son avis, augmente les revenus de ces femmes, appuie la volonté de les autonomiser et contribue grandement à la lutte contre la pauvreté.

Le centre a été réalisé sur fonds propre par l'Association des femmes de l'Afrique de l'Ouest (Afao-Wawa) avec l'appui de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Mme Khady Fall Tall, présidente régionale d'Afao-Wawa, souligne que l'objectif d'un tel centre est « d'affranchir les femmes en les rendant plus autonomes ».

Plaidoyer pour un nouveau type de femme africaine

Venue co-présider l'événement, la marraine du centre, le Sénateur Oluremi Tinubu, à la tête d'une délégation de cinquante parlementaires, a tenté d'inculquer sa vision sur ce que doit être la place de la femme africaine dans le développement. Militante de la cause féminine et celle de l'enfant, Mme Tinubu invite à la promotion d'un nouveau type de femme en Afrique. Une idée qui repose sur la volonté de renforcement de l'autonomisation de la femme. Cette démarche suggérée par Oluremi Tinubu qui est, par ailleurs l'épouse de  Bola Ahmed Tinubu, ancien gouverneur de l'Etat de Lagos, accorde beaucoup d'importance à la formation et au renforcement des capacités des femmes faisant d'elles de véritables entrepreneurs.

C'est ainsi que le Sénateur de Lagos prie pour que ce modèle de centre d'incubation soit démultiplié à l'échelle continentale. Avec sa vision de développement d'un « nouveau type de femme africaine », cette figure montante dans la vie politique nigériane en perspective des échéances de 2015, appelle les décideurs politiques à mettre l'accent sur l'agriculture qui polarise le plus de femmes actives.

Le paradoxe des femmes dans l'agriculture

Le débat sur la nécessaire autonomisation de la femme africaine s'est poursuivi lors du sixième colloque international que l'Afao a organisé, le mercredi 31 juillet 2013 à Dakar, pour célébrer la journée internationale de la femme africaine. « L'agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle : l'apport des femmes en Afrique de l'Ouest ». C'est le thème ayant permis de montrer que la femme africaine est la figure de proue de l'agriculture. Un état fait confirmé par les orateurs qui se sont succédés sur l'estrade de ces assises de l'Afao.

Cette rencontre à laquelle a pris part le vice-ministre de l'agriculture de Sierra-Léone, Mme Marie Jalloh a permis de constater les paradoxes notés dans le vécu des femmes africaines malgré leur apport pour la sécurité alimentaire. Il est démontré que l'insécurité alimentaire qui touche plus de 10% de la population ouest-africaine et la pauvreté meublent leur quotidien.

Le Commissaire du développement humain et genre à la Cedeao, Mme Adrienne Diop juge surprenante la situation des femmes rurales malgré leur action considérable pour la sécurité alimentaire, la nutrition et la lutte contre la pauvreté. Elles représentent plus de la moitié de la main d'œuvre agricole avec 70% des agriculteurs qui sont des femmes. En Afrique de l'Ouest, les femmes constituent le lien principal entre la production, la consommation et la gestion de l'alimentation des familles.

Malgré ce rôle crucial, les agricultrices sont exclues des innovations technologiques et des retombés de la recherche en matière agricole. Ce qui limite leur productivité. La directrice régionale d'Onu femmes, Mme Joséphine Odera cite un rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea) qui révèle que les femmes ne bénéficient que de 1% des crédits destinés à l'agriculture en Afrique.

Le Directeur exécutif de Coraf-Wecard, Dr Harold Roy-Macauley, exhibant le rapport Pnud sur le développement de 2011, relève que « les femmes produisent plus de 80% des aliments de base destinés à la consommation des ménages ».

Sur cette même lancée, la présidente régionale de l'Afao-Wawa, Mme Khady Fall Tall avance : « une étude de la banque mondiale note que si les femmes avaient le même traitement que les hommes concernant les facteurs de production, la production agricole aurait augmenté d'au moins 30% ». Avant d'ajouter : « forte d'un poids démographique estimé entre 52 et 53% de la population communautaire Ouest africaine, les femmes représentent 80% des acteurs de la transformation des produits agricoles».

Les obstacles et défis à relever

Ce tableau peu reluisant sur la situation de la femme dans l'agriculture est la résultante d'une privation ou limitation dont elle souffre en milieu rural. Les agricultrices sont principalement confrontées à, entre autres, la question de propriété foncière et d'accès à la terre mais aussi de disponibilité de l'eau.
Ainsi, du forum de l'Afao-Wawa, est menée une réflexion consistant à identifier de nouvelles stratégies tenant compte des leçons apprises et des expériences existantes en termes de politiques nutritionnelles.

La présidente régionale de cette organisation, Mme Khady Fall Tall invite à s'inspirer des expériences réussites au Brésil. « Il suffit de voir comment les transposer dans nos pays pour réussir leur mise en œuvre».

Dans cette même dynamique, le ministre sénégalais de l'agriculture et l'équipement rurale, M. Abdoulaye Baldé d'appeler à une accélération de la cadence des initiatives agricoles régionales. A son avis, il s'agit de faire des propositions concrètes pour un meilleur accès des femmes à la terre et au crédit mais aussi donner des indications claires pour le renforcement des unités de transformation. M. Baldé plaide pour la mise en synergie des femmes transformatrices afin de les permettre de mieux répondre à la demande exprimée par le marché national et international.

Pour ainsi replacer la femme dans le dispositif agricole en Afrique, décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, experts, acteurs du développement rural, société civile, chercheurs…ont convenu de la nécessité de prendre en compte la dimension genre dans les politiques agricoles.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201308020821.html?viewall=1)