mardi 5 novembre 2013

Afrique: Les jeunes leaders recentrent les axes de développement

Renforcement de la démocratie, éducation de qualité, développement des échanges, respect des droits humains…sont entre autres points sur lesquels des jeunes leaders émergents de l'Afrique appellent à s'appuyer pour accélérer l'essor de l'Afrique. Ils l'ont exprimé lors des échanges tenus les 18 et 19 septembre 2013 à Dakar dans le cadre d'un atelier des anciens boursiers de l'Initiative du président américain Barack Obama.

Plus d'une centaine de jeunes leaders d'Afrique se sont retrouvés les 18 et 19 septembre 2013 à Dakar dans le cadre de l'atelier des anciens boursiers de l'initiative du président américain, Barack Obama. Constitués de journalistes, d'acteurs de la société civile, de juristes, de consultants, de médecins, de chercheurs, entre autres corps de métiers, les jeunes leaders africains ont envisagé un avenir meilleur pour le continent. Une vision qui, selon eux, devrait s'appesantir sur le renforcement de la démocratie, le développement des affaires, les perspectives, l'éducation, la paix, l'entreprenariat. A cela, ils y ont ajouté l'emploi des jeunes, l'agriculture, l'accès aux marchés, la liberté d'expression, le renforcement de la sécurité ainsi que le développement des technologies de l'information et de la communication. Ces jeunes n'ont pas occulté l'importance de la citoyenneté, la justice et des élections transparentes.

Un ensemble de propositions que le département d'État américain en collaboration avec Meridian International Center, veut capitaliser en l'organisant dans le cadre du réseau que les jeunes leaders ont conçu depuis trois ans. Un nouveau cadre qui devra être renforcé par une plate-forme sur laquelle les acteurs concernés peuvent tracer une voie à suivre pour optimiser le développement de leurs entreprises et organisations, ainsi que de leurs communautés et pays.

Les ambitions de certains jeunes leaders

Medi Ssengooba, jeune leader Ougandais et chargé de programme pour l'Afrique du fonds pour les droits des personnes vivant de handicap affirme avoir formé un réseau de personnes handicapées avec les jeunes leaders de douze pays africains. Ce réseau basé à Nairobi a pour objectif de développer les droits des personnes handicapées à travers des plaidoiries, des rencontres et échanges d'information.
Même son de cloche pour l'un des jeunes leaders maliens, Mariam Diallo Dramé. Présidente de l'association femme, leadership et développement durable, elle ambitionne de développer une entreprise et mieux s'« armer » pour la défense des droits des femmes. C'est sur cette lancée qu'elle a évoqué la nécessité de mener le combat au niveau africain. A son avis, il s'agira de voir dans une approche panafricaniste comment réduire les insuffisances.

Riva Jean-Félix, président du conseil national de la jeunesse de la République Centrafricaine, pour sa part, estime que le partage d'expériences permettra de faire en sorte que ce qui a marché dans un pays puisse être appliqué ailleurs. Il compte ainsi reproduire le modèle du forum des jeunes leaders dans son pays afin de stimuler un esprit citoyen au sein des jeunes.

500 jeunes leaders africains attendus aux États-Unis 

Ces conclaves de deux jours à Dakar ont également été une opportunité pour le département d'Etat américain de renforcer le dialogue et l'engagement entre les États-Unis et la jeunesse africaine.
David Gilmore, secrétaire adjoint au Département d'État à Washington, DC. a rappelé que le président Obama avait commencé cette initiative en 2010 avec la conviction que les jeunes africains ont beaucoup à apporter, sur le plan de la créativité, des idées et des initiatives. « L'Amérique veut dialoguer avec les jeunes africains car nous pensons qu'ils ont beaucoup de talent, d'énergie pour aider à relever les défis auxquels l'Afrique est confronté. On a créé cette initiative pour donner aux jeunes africains la chance de se rassembler et de partager leurs idées et ainsi aider l'Afrique à aller de l'avant ».

Cette initiative américaine se concentre sur trois secteurs dont l'administration publique, la société civile et les ONGs. M. Gilmore de rappeler que le président Obama a annoncé une grande expansion de cette initiative qui consiste à emmener 500 jeunes africains aux Etats-Unis chaque année pour ce programme, où ils suivront une formation en « leadership » dans les trois domaines sus cités. Avant d'annoncer qu' «en décembre nous commencerons à accepter les candidatures pour le programme de cette année qui va débuter en juin ou juillet de l'année prochaine pour 500 candidats attendus aux Etats-Unis ».

Cette réflexion entamée à Dakar devrait se poursuivre à Johannesburg où un séminaire de même nature est prévu pour les 25 et 26 septembre 2013.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201309191353.html?viewall=1)

Afrique de l'Ouest: La Bceao et la Sfi se lient pour l'ouverture de bureaux d'information sur le crédit


Les pays de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa) vont disposer de bureaux d’information sur le crédit. L’initiative est de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), appuyée par la Société financière internationale (Sfi).

Des bureaux d’information sur le crédit seront ouverts dans tous les pays de l’Union monétaire Ouest africaine (Umoa).  Un protocole d’accord de coopération a été signé dans ce sens entre la Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et la Société financière internationale (Sfi), le jeudi 12 septembre 2013 à Dakar.

Ce projet qui entre dans le cadre de la promotion des bureaux d’information sur le crédit au niveau des États membres de l’Umoa a pour principal objectif de participer à l’amélioration du climat des affaires dans la sous-région.

Les bureaux d’information et de crédit seront chargés de collecter, auprès des organismes financiers, de sources publiques et des grands facturiers (sociétés de fourniture d’eau, d’électricité et des sociétés de téléphonie), des données sur les antécédents de crédit ou de paiement d’un client. Des données qui seront traitées sous forme de rapports de solvabilité.

Ce qui fait dire à Yolande Duhem, Directrice régionale pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre de la Sfi que c’est la façon la plus simple et la plus efficace d’accroître l’accès au crédit en particulier pour les segments de la population généralement en marge des structures traditionnelles de prêts. Il s’agira, en quelque sorte, de permettre aux prêteurs de disposer de plus d’éléments d’appréciation sur les risques par rapport à un prêt.

Le secrétaire général de la Bceao, Mme Fatimatou Zahra Diop rappelle que ce projet de création de bureaux d’information sur le crédit figure dans le plan d’action approuvé par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa, en vue de l’accroissement du financement des économies des Etats membres de l’union. Elle avise que les orientations relatives et le projet de la Loi uniforme portant réglementation de ces structures ont été approuvés par le Conseil des ministres de l’Union, lors de sa session tenue le 28 juin 2013 à Dakar.

Elle justifie cette option par le fait que comparativement à d’autres pays en développement, les économies des Etats membres de l’Umoa demeurent caractérisées par la faiblesse des ressources mobilisées au profit des secteurs productifs. Ainsi, note-t-elle, au 31 décembre 2012, les crédits bancaires ont représenté 21,4% du Pib dans l’Union, contre 36,3% au Nigeria, 103,1% au Maroc et 182,2% en Afrique du Sud.

Sur cette même lancée, Yolande Duhem de la Sfi informe qu’en Afrique de l’Ouest seul 7% des personnes adultes ont un crédit, par rapport à 22% au Moyen-Orient et Afrique du Nord, 40% en Asie de l’Est et Pacifique, et plus de 80% dans les pays de l’OCDE.

De plus, dans l’édition 2013 du rapport du Doing Business de la Banque mondiale, les États membres de l’Umoa se classent à la 129ème place sur 185 pays au titre de critère relatif à l’ « obtention de prêts ».

De l’avis de Fatimatou Zahra Diop, outre les facteurs structurels liés à la faiblesse de l’épargne, cette situation s’explique par le rationnement du crédit découlant notamment de l’asymétrie d’information entre les prêteurs et les emprunteurs.

Mme Diop juge que ce déficit d’information est principalement imputable à l’indisponibilité de données fiables sur la solvabilité des emprunteurs, ne permettant pas aux prêteurs de procéder à une évaluation adéquate des risques devant fonder leur décision.

Les États appelés à insérer le cadre juridique d’ici fin décembre 2013

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest n’a pas perdu son temps pour l’opérationnalisation de cette mesure au niveau des pays membres de l’Umoa. Le Conseil des ministres de l’Union qui a approuvé le cadre juridique des bureaux d’information sur le crédit recommande ainsi son insertion dans l’ordonnancement juridique de chaque États membre de l’Union, au plus tard le 31 décembre 2013.

Yolande Duhem, pour sa part, rassure que la règlementation devrait promouvoir et gérer les dites structures pour, par exemple, éviter les abus dans la distribution de données confidentielles, la supervision de ces structures et les efforts d’harmonisation nécessaires pour leur donner une dimension régionale, en véritable appui à l’intégration économique. Avant de brandir l’expérience de la Sfi qui, à l’en croire, a travaillé avec plus de 60 gouvernements de par le monde sur la mise en place de systèmes de bureaux de crédit.

Des cas de réussite au Maroc, en Égypte et en Afrique du Sud

Les bureaux d’information sur le crédit existent un peu partout dans le monde. Ils sont des entités privées qui sont sous la supervision de la Banque centrale. M. Riadh Naour, chargé des opérations principales de la Sfi précise que la diffusion d’information du profil de paiement à la banque ou à la structure de micro-finance se fera sur autorisation du client.

En Afrique, les bureaux d’information sur le crédit ont fait leur bonhomme de chemin avec des exemples de réussite au Maroc, en Égypte, en Afrique du Sud.

Selon M. Riadh, le Maroc est l’un des pays innovateurs en la matière, en Afrique. « Aujourd’hui, à travers ces bureaux, le système financier marocain a démontré que les solvables ne sont pas souvent les plus riches ». Avant d’ajouter : « Il y a au moins deux millions et demi de consultation de profil de paiement à travers les bureaux de crédit. Ce qui a permis d’améliorer le taux et la qualité du portefeuille, d’augmenter le volume de crédit des individus et surtout des petites et moyennes entreprises ».

A l’en croire, l’ouverture de bureau de crédit a également permis de palier aux projections sur le développement économique et financier. C’est dans ce sens que la Sfi a cité comme exemple de réussite le CompuScan en Afrique du Sud avec ses solutions aux micro-prêteurs et Estealam (iScore), le premier crédit bureau privé en Égypte.
Bacary Dabo
source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201309161834.html?viewall=1)

News du net - 50 milliards d'appareils connectés d'ici 2020

Selon les perspectives d'Ericsson sur la « Société en Réseau », il est prévu qu’il y ait, d'ici 2020, 50 milliards d'appareils connectés, dont 15 milliards devraient être liés à la vidéo.

Les exigences des consommateurs en termes de qualité et de services vidéo personnalisés augmentent, ce qui met davantage de pression sur les opérateurs pour fournir une qualité exceptionnelle à travers de multiples applications.

Magnus Mchunguzi, directeur général d'Ericsson en Afrique du Sud, fera une présentation de la technologie Voix  LTE (VoLTE) au sommet « Transform Africa » au Rwanda.

Ericsson cherche à mettre en valeur les avantages de la VoLte sur le marché rwandais et démontrer comment cette technologie peut aider les gouvernements africains à atteindre les objectifs fixés par les Objectifs du Millénaire.

Sénégal: Le centre d'incubation «Oluremi Tinubu » pour les femmes transformatrices inauguré à Gorom 1


Le centre d'incubation et de formation des femmes en techniques de transformation des produits agricoles de Gorom 1 (département de Rufisque, région de Dakar) a été inauguré le mardi 30 juillet 2013. Venue co-présider la cérémonie, la marraine du centre, le Sénateur Mme Oluremi Tinubu de Lagos (Nigeria), plaide pour l'émergence d'un nouveau type de femme africaine entrepreneur pouvant mieux contribuer au développement du continent.  

Près de 600 femmes issues des villages de Gorom 1, dans le département de Rufisque (région de Dakar), ont été formées entre 2010 et 2013 en transformation de produits agricoles par le centre d'incubation installé dans la localité. D'un coût de plus de 65 millions de francs Cfa, cette infrastructure s'étale sur 2775 mètres carrés dans la zone des Niayes, qualifiée de « future Californie du Sénégal » grâce à son potentiel en fruits et légumes.

Gorom 1 polarise 21 villages qui s'activent principalement dans l'agriculture, l'élevage et le maraîchage. D'où l'avantage d'avoir un tel centre qui dispose de trois lignes de transformation : fruits et légumes, patte d'arachide et produits céréaliers.

La directrice du centre, Mme Diago Marième Fall témoigne : « cette infrastructure est d'une grande utilité pour les femmes de la localité. Depuis son ouverture, les bénéficiaires parviennent non seulement à écouler leur production mais elles ont augmenté leurs revenus en s'adonnant à la transformation des produits agricoles ». Les femmes sont rémunérées à hauteur de 2500 F Cfa par jour quand elles travaillent pour le compte du centre. « Parfois nous avons même des problèmes pour les mobiliser parce qu'elles sont sollicitées par des commandes destinées à des  cérémonies familiales ».

Une bouée de sauvetage pour les agricultrices et autres femmes de cette zone, à l'image de plusieurs localités rurales du Sénégal, qui sont frappées par la pauvreté et l'exode rural. Pour la directrice du centre, le partenariat qui existe entre ces femmes et certaines organisations ou structures spécialisées dans l'exportation des produits transformés vers les marchés américains et européens est  le plus important. Cela, à son avis, augmente les revenus de ces femmes, appuie la volonté de les autonomiser et contribue grandement à la lutte contre la pauvreté.

Le centre a été réalisé sur fonds propre par l'Association des femmes de l'Afrique de l'Ouest (Afao-Wawa) avec l'appui de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Mme Khady Fall Tall, présidente régionale d'Afao-Wawa, souligne que l'objectif d'un tel centre est « d'affranchir les femmes en les rendant plus autonomes ».

Plaidoyer pour un nouveau type de femme africaine

Venue co-présider l'événement, la marraine du centre, le Sénateur Oluremi Tinubu, à la tête d'une délégation de cinquante parlementaires, a tenté d'inculquer sa vision sur ce que doit être la place de la femme africaine dans le développement. Militante de la cause féminine et celle de l'enfant, Mme Tinubu invite à la promotion d'un nouveau type de femme en Afrique. Une idée qui repose sur la volonté de renforcement de l'autonomisation de la femme. Cette démarche suggérée par Oluremi Tinubu qui est, par ailleurs l'épouse de  Bola Ahmed Tinubu, ancien gouverneur de l'Etat de Lagos, accorde beaucoup d'importance à la formation et au renforcement des capacités des femmes faisant d'elles de véritables entrepreneurs.

C'est ainsi que le Sénateur de Lagos prie pour que ce modèle de centre d'incubation soit démultiplié à l'échelle continentale. Avec sa vision de développement d'un « nouveau type de femme africaine », cette figure montante dans la vie politique nigériane en perspective des échéances de 2015, appelle les décideurs politiques à mettre l'accent sur l'agriculture qui polarise le plus de femmes actives.

Le paradoxe des femmes dans l'agriculture

Le débat sur la nécessaire autonomisation de la femme africaine s'est poursuivi lors du sixième colloque international que l'Afao a organisé, le mercredi 31 juillet 2013 à Dakar, pour célébrer la journée internationale de la femme africaine. « L'agriculture, la sécurité alimentaire et nutritionnelle : l'apport des femmes en Afrique de l'Ouest ». C'est le thème ayant permis de montrer que la femme africaine est la figure de proue de l'agriculture. Un état fait confirmé par les orateurs qui se sont succédés sur l'estrade de ces assises de l'Afao.

Cette rencontre à laquelle a pris part le vice-ministre de l'agriculture de Sierra-Léone, Mme Marie Jalloh a permis de constater les paradoxes notés dans le vécu des femmes africaines malgré leur apport pour la sécurité alimentaire. Il est démontré que l'insécurité alimentaire qui touche plus de 10% de la population ouest-africaine et la pauvreté meublent leur quotidien.

Le Commissaire du développement humain et genre à la Cedeao, Mme Adrienne Diop juge surprenante la situation des femmes rurales malgré leur action considérable pour la sécurité alimentaire, la nutrition et la lutte contre la pauvreté. Elles représentent plus de la moitié de la main d'œuvre agricole avec 70% des agriculteurs qui sont des femmes. En Afrique de l'Ouest, les femmes constituent le lien principal entre la production, la consommation et la gestion de l'alimentation des familles.

Malgré ce rôle crucial, les agricultrices sont exclues des innovations technologiques et des retombés de la recherche en matière agricole. Ce qui limite leur productivité. La directrice régionale d'Onu femmes, Mme Joséphine Odera cite un rapport de la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (Cea) qui révèle que les femmes ne bénéficient que de 1% des crédits destinés à l'agriculture en Afrique.

Le Directeur exécutif de Coraf-Wecard, Dr Harold Roy-Macauley, exhibant le rapport Pnud sur le développement de 2011, relève que « les femmes produisent plus de 80% des aliments de base destinés à la consommation des ménages ».

Sur cette même lancée, la présidente régionale de l'Afao-Wawa, Mme Khady Fall Tall avance : « une étude de la banque mondiale note que si les femmes avaient le même traitement que les hommes concernant les facteurs de production, la production agricole aurait augmenté d'au moins 30% ». Avant d'ajouter : « forte d'un poids démographique estimé entre 52 et 53% de la population communautaire Ouest africaine, les femmes représentent 80% des acteurs de la transformation des produits agricoles».

Les obstacles et défis à relever

Ce tableau peu reluisant sur la situation de la femme dans l'agriculture est la résultante d'une privation ou limitation dont elle souffre en milieu rural. Les agricultrices sont principalement confrontées à, entre autres, la question de propriété foncière et d'accès à la terre mais aussi de disponibilité de l'eau.
Ainsi, du forum de l'Afao-Wawa, est menée une réflexion consistant à identifier de nouvelles stratégies tenant compte des leçons apprises et des expériences existantes en termes de politiques nutritionnelles.

La présidente régionale de cette organisation, Mme Khady Fall Tall invite à s'inspirer des expériences réussites au Brésil. « Il suffit de voir comment les transposer dans nos pays pour réussir leur mise en œuvre».

Dans cette même dynamique, le ministre sénégalais de l'agriculture et l'équipement rurale, M. Abdoulaye Baldé d'appeler à une accélération de la cadence des initiatives agricoles régionales. A son avis, il s'agit de faire des propositions concrètes pour un meilleur accès des femmes à la terre et au crédit mais aussi donner des indications claires pour le renforcement des unités de transformation. M. Baldé plaide pour la mise en synergie des femmes transformatrices afin de les permettre de mieux répondre à la demande exprimée par le marché national et international.

Pour ainsi replacer la femme dans le dispositif agricole en Afrique, décideurs politiques, partenaires techniques et financiers, experts, acteurs du développement rural, société civile, chercheurs…ont convenu de la nécessité de prendre en compte la dimension genre dans les politiques agricoles.
Bacary Dabo
Source allafrica.com ( http://fr.allafrica.com/stories/201308020821.html?viewall=1)

mardi 26 mars 2013

FIN DE LA COMMERCIALISATION AU 23/03/2013

32 248, 308 tonnes collectées sur 1143 marchés, rendements agronomiques de 957 kg/ha
 
Dispositif et Performance de collecte :
 La semaine n°13 de l’année 2013 (du 18 au 23 mars 2013) marque, comme annoncé dans la dernière livraison des « échos de la commercialisation », la fin de la campagne de commercialisation du coton graine dans toute la zone cotonnière. Le dispositif de collecte est arrivé à l’étiage durant la semaine n°13 avec treize équipes : dix à Vélingara, trois à Dianké Makhan.

L’évaluation de cette dernière semaine de commercialisation montre une nette amélioration de la performance dans les évacuations du coton graine collecté vers les usines. Pour cette semaine le taux global de réalisation est de 75,26 % contre 61.82 % la semaine précédente. Ceci s’explique par une forte mobilisation des équipes pour boucler la collecte durant cette semaine.

Le niveau de performance des évacuations des différentes usines est illustré par le graphique ci- contre :

Déroulement de la commercialisation et suivi des indicateurs

Après dix-sept semaines de commercialisation, la production totale collectée est de 32 248, 308 tonnes, soit 99,21 % de la production estimée après les comptages d’estimation de récoltes à 32 500 tonnes. Il a été évacué vers les usines 32 243,114 T, soit les 99.9%.
Le tonnage moyen global par attelage en fin de collecte est de 17,340 T. Par usine il est 14,636 T à Kahone, 16,876 T à Tamba, 18,924 T à Vélingara, 15,933 T à Kolda et 16,393T à Kédougou.

Productivité agronomique : le Cap des 32 000 tonnes dépassé ! Des estimations d’une exactitude remarquable.


L’ensemble des marchés ont été collecté soit 1 143 marchés sillonnés en dix sept semaines de collecte. Ces marchés touchés affichent un rendement de 957 kg/ha sur une prévision de 965 kg/ha, soit une estimation de rendements estimée au terme des comptages à -0.7% de la réalité. Il convient de féliciter les équipes du département de la production cotonnière pour la maîtrise des surfaces et la qualité des comptages d’estimation de la production (il est généralement admis des estimations à ±3%).
- Région de Kahone : -22,7% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Tamba : +5,4% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Vélingara : +0,9% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Kolda : -5,3% des prévisions à la fin de la collecte
- Région de Kédougou : + 0.3% des prévisions à la fin de la collecte
Un égrenage Optimum pour une atteinte des valeurs cibles
Au 23 Mars 2013, le poids total entré en usines est de 32 243,114 tonnes, représentant 99.21% des prévisions de collecte. Le ratio égrené sur évacué est à 99.14% contre 99.077% la précédente semaine. Selon les usines les taux d’égrenage sont les suivants:
  • Usine Kahone 100% des évacuations est égrené : Fin de collecte et égrenage de cette usine le 25 Février;
  • Usine « Joseph Dione » de Tambacounda 100% des évacuations est égrené : Fin de collecte et égrenage de cette usine le 25 Mars;
  • Usine de Vélingara 97.94 contre 99.9% la semaine précédente, seul un seul de 275609 tonnes est noté et l’égrenage sera bouclé ce 25 Mars;
  • Usine « Mamadou Lamine Diallo » de Kédougou 100% des évacuations est égrené : Fin de collecte et égrenage de cette usine le 06 mars;
  • Usine « Hima Baldé » de Kolda 99.9% Fin de collecte et égrenage de cette usine le 09 mars.
Les indicateurs d’égrenage en fin de campagne s’établissent comme suit :
  • Rendement Fibre Net de 42,29%;
  • Rendement graine de 54,39%
  • Perte après égrenage de 1,32 %à la fin de la campagne d’égrenage.
Selon les Usines l’évolution de l’égrenage est ainsi établie
Usine Kahone
  • Le rendement fibre est de 42,77 en fin d’égrenage ;
  • Le rendement graine est à 53,26 en fin d’égrenage;
  • Le taux de perte est de 0,73 % en fin d’égrenage
Usine « Joseph Dione » de Tambacounda
  • Rendement fibre est de 42,25% en fin d’égrenage,
  • un rendement graine est de 54,73 % en fin d’égrenage;
  • Le taux de perte est 0,78% en fin d’égrenage
Usine de Vélingara
  • Rendement fibre 41,96 en fin d’égrenage;
  • Un rendement graine est 54,43% en fin d’égrenage ;
  • Un taux de perte de 2,08% en fin d’égrenage
Usine « Mamadou Lamine Diallo » de Kédougou
  • Rendement fibre est à 43,35% en fin d’égrenage ;
  • Rendement graine est de 54,80 % en fin d’égrenage ;
  • Un taux de perte est à 0,40% en fin d’égrenage
Usine « Hiima Baldé» de Kolda
  • Rendement fibre 42,58% en fin d’égrenage ;
  • Rendement graine est de 53,93% en fin d’égrenage ;
  • Un taux de perte de 0,96% en fin d’égrenage
L’unité de production de semences délintées certifiées :
La situation au 23 mars se décrit comme suit
  • Entrées de graines vêtues 1 226, 640 tonnes contre 1 202, 270 tonnes ;
  • Production de semences délintées est de 822,700 tonnes depuis l’arrêt du délintage cette semaine par rupture d’intrants;
  • 598,540 tonnes de semences ont été certifiées soit 72.75% depuis l’arrêt du délintage
A cette date la quantité de semence évacuée vers les autres régions est de 320, 520 tonnes dont : 78, 240 tonnes sur Tambacounda, 35, 980 tonnes sur Kédougou et 206, 300 tonnes sur Kolda.
La fin des opérations de paiement des cotonculteurs
Le financement reçu jusqu’à cette date est de cinq milliard cinquante deux millions cent trente huit mille trois cent cinquante huit francs CFA (5 052 138 358 FCFA). A ce jour le tonnage payé est de 30 928, 764 tonnes soit 95.9% du tonnage collecté, contre 93.5 % la semaine précédente. Pour 2 331 GPC déjà payés, 1 835 GPC l’ont été dans des délais acceptables, soit 79%.
La paye se poursuit, pour les derniers tonnages collectés.
Les fonds injectés dans les villages cotonculteurs déjà payés sont de 4 966 118 850 FCFA.

source:  http://sodefitex.sn/index.php?option=com_content&view=article&id=193:fin-de-la-commercialisation-au-23-03-2013&catid=15:actualites&Itemid=169&lang=fr


lundi 25 mars 2013

Le Web social

J'ai commencé à travailler dans le domaine d'Internet dans le milieu des années 1990. Il ne s'agissait alors que d'un ensemble de pages Web créées à partir de rien et destinées à développer la consommation en ligne. Avec l'avènement du "Web 2.0", Internet s'est ensuite transformé et a commencé à inclure toutes sortes de supports, autrefois réservés au monde réel. Il s'agissait de vidéos, de photos, de concerts en direct, d'actualités, et bien plus encore. Au cours de ces cinq dernières années, marquées par l'ascension de Facebook, Twitter et LinkedIn, nous avons assisté à la naissance d'une nouvelle phase de l'évolution d'Internet : le Web social.

L'avènement du Web social nous donne l'occasion de faire encore mieux. Et ce n'est pas valable seulement pour Google. Les réseaux sociaux sont riches d'informations sur leurs utilisateurs, leurs contacts et leurs préférences (ce que nous appelons le "graphe social"). Leur essor actuel a le potentiel d'améliorer l'ensemble du Web.

Internet est un bienfait, mais un certain nombre de problèmes auxquels nous n'avions pas pensé sont apparus. Premier problème : l'engorgement dû à la quantité d'informations. Les réseaux sociaux sont gérables quand vous n'avez que quelques dizaines d'amis. Mais quand ce nombre passe à quelques centaines, votre flux de mises à jour devient très vite encombré et chargé.

Deuxième problème : le partage des informations. Il existe des dizaines de façons de partager divers types de contenu en ligne, à tel point que l'on finit par s'y perdre. On ne partage pas les mêmes choses avec ses collègues et avec ses proches. De même, une réunion de technophiles n'a rien à voir avec la visite d'une mosquée. Les nuances propres aux relations humaines sont difficiles à reproduire en ligne. Lorsque mes contacts discutent avec moi sur les réseaux sociaux, nombreux sont ceux qui ne pensent pas à mon titre ou à l'entreprise pour laquelle je travaille. La confidentialité est essentielle. Lorsque les internautes dévoilent toute leur vie en ligne, ils doivent être pleinement conscients des personnes qui ont accès à ces informations, et il est important qu'ils en gardent le contrôle total.

Les personnes qui travaillent dans mon domaine se posent souvent la même question : "Qu'est-ce qu'Internet peut apporter de plus aux internautes ?". Ce qui est certain, c'est qu'il devrait permettre d'améliorer notre quotidien à pas de géant, en nous aidant à nous concentrer sur ce qui est important et à encourager le développement de relations humaines moins superficielles. Eric Schmidt se plaît à dire qu'avec Internet, il est impossible de s'ennuyer, car vous pouvez toujours rejoindre vos amis en ligne, nouer de nouvelles relations ou consulter les informations qui vous intéressent, quand vous le souhaitez. Le Web social nous donne une opportunité unique d'améliorer le quotidien de chacun. Il nous permet également d'accomplir des choses autrefois considérées comme impossibles.
Lancé en juin 2011, le projet Google+ est le début de l'initiative que nous avons mise en place afin de placer l'être humain au centre de tous les produits Google. Cet aspect est essentiel à notre mission : l'information est indissociable des personnes qui la créent, qui y réagissent et qui la transmettent.

Avec Google+, nous commençons à répondre à quelques-unes des grandes problématiques que le Web a créées. Parce qu'ils permettent de partager des contenus en ligne comme dans la vraie vie, les cercles aident les internautes à contrôler de façon plus précise les mises à jour visibles dans leur flux. Les hangouts offrent un tout nouveau mode d'interaction entre proches. La fonctionnalité Déclics passe tout le Web en revue pour nous faire profiter de contenus qui nous intéressent. Avec l'application Google Mobile, il n'a jamais été aussi simple de partager instantanément ce qui nous entoure. Avec elle, aucun risque que nos photos restent indéfiniment stockées sur notre téléphone.

Et tout cela, l'équipe Google le fait dans le plus grand respect de la vie privée des internautes. C'est un grand défi, non seulement pour Google, mais aussi pour pratiquement toutes les entreprises opérant aujourd'hui dans le domaine d'Internet. Lorsque nous avons lancé Google+, nos utilisateurs nous ont signalé qu'il était relativement facile de transférer des contenus normalement limités à un cercle donné. Nous avons donc rapidement mis en place une fonctionnalité visant à en informer les utilisateurs et à leur permettre de désactiver le transfert de ce type de contenu.

Des commentaires de ce type nous parviennent sans cesse via Google+, et nous trouvons cela extrêmement utile. Mon profil accepte les commentaires et je suis présent dans les cercles de nombreux utilisateurs qui me font part de leurs suggestions en permanence. En entretenant une véritable relation de confiance entre moi et mes utilisateurs, cette dynamique aide ces derniers à se rendre compte que Google n'est pas une façade anonyme : c'est un groupe de personnes comme vous et moi, qui s'efforcent de créer des produits de qualité. J'ai eu le plaisir d'organiser, dans notre bureau de Dakar, un hangout Google avec Gris Bordeaux. À cette occasion, j'ai pu assister à un débat houleux, mais fructueux, entre des Canadiens, des Français et des Sénégalais. Ils discutaient exactement comme s'ils étaient réunis dans la même pièce, en temps réel.  N'est-ce pas extraordinaire ? Au Ghana, la station de radio JoyNews a récemment organisé un hangout à l'occasion du serment prêté par le nouveau Président John Mahama. Partout dans le monde, tous les membres de cette communauté ont ainsi participé à cet événement national incontournable.

On entend toutes sortes d'histoires sur la façon dont Google+ contribue à établir de nouveaux liens entre les êtres humains. Des militaires l'utilisent pour rester en contact avec leurs proches restés au pays, tandis que d'autres organisent des hangouts pour y diffuser des concerts. Certaines chaînes de télévision s'en servent pour réunir des intervenants qui se trouvent en des lieux différents. Je suis sûr que des histoires comme celles-ci ne se limitent pas à Google+, car nos concurrents aident aussi leurs utilisateurs du monde entier à accomplir de grandes choses sur le Web social. J'espère que nos innovations les inspirent, et je sais que leurs créations sauront nous motiver tout autant.

Tidjane DEME, Directeur Google Afrique Francophone
Dakar, Sénégal - le 25 mars 2013

mercredi 20 mars 2013

Les compétences en TIC au Sénégal peuvent aider l'Afrique à se développer, explique SAP

Le 20 Mars 2013, Dakar _ Sénégal  - SAP, leader mondial des logiciels de gestion d’entreprise, a réaffirmé aujourd'hui son engagement auprès du Sénégal, en louant les excellentes compétences en matière de TIC (Technologies de l’Information et de la Communication) dans le pays.  Le Sénégal offre un important réservoir de talents qui pourrait servir toute la région. Le leader mondial des logiciels s'est engagé à apporter son soutien pour le renforcement des capacités dans le pays en utilisant son expertise en matière de développement des entreprises.

Avec une croissance économique estimée à 6% en Afrique, ainsi qu’un PIB combiné qui pourrait atteindre 2,6 milliards de dollars en 2020, les investissements étrangers sont injectés dans des zones qui étaient auparavant ignorées par les investisseurs internationaux. Si les pays africains veulent capitaliser sur ces indicateurs de croissance, ils doivent impérativement miser sur la puissance de la technologie pour faciliter et permettre ce niveau de développement.

 Avec environ 90.000 diplômés accomplis issus d’établissements d’enseignement supérieur au Sénégal, le pays forme des étudiants ayant d’excellentes aptitudes en TICs. SAP reconnaît le potentiel que cette future main-d'œuvre pourrait représenter non seulement pour le Sénégal mais dans toute la région où les compétences en matière de TIC sont en forte demande.
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 Sur le plan international, SAP propose des solutions complètes et intégrées dans l'enseignement supérieur.  Actuellement, il ya plus de 3800 établissements et instituts de recherche qui utilisent le logiciel SAP, soit sept millions d'étudiants dans le monde entier.

 «Après l’émergence de l'Asie, l'Afrique est la région qui connait la plus forte croissance dans le monde en ce moment», a déclaré Pfungwa Serima, PDG de SAP Afrique.  

« L’Afrique peut tirer profit de la technologie pour surmonter les nombreux défis auxquels le continent est confronté. Le continent pourrait ainsi devancer d’autres pays à certains égards. " Le Sénégal est en train de devenir un pôle d'innovation en Afrique de l'Ouest et la richesse ainsi que la qualité des compétences en technologie présentent une formidable opportunité de développement, " a-t-il indiqué.

 S’exprimant sur le soutien de SAP global dans le domaine de l'éducation, Serima a ajouté: «Le secteur privé joue un rôle primordial dans la création d’un environnement concurrentiel équitable qui prend en compte l'éducation,  la technologie et l'innovation».  « Ceci encourage les citoyens à s’impliquer activement dans le développement de communautés dynamiques qui mettent en avant la croissance économique, la création d'emplois et l'innovation » a t-il conclut.


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